Prochaine conférence

Blanca Casas Brullet

Un travail sans garanties

jeudi 29 novembre 2018
de 12 h 45 à 13 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-7170, situé au 7e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Mots-clés : image, mots, traduction, tentative

Artiste en résidence au programme Pratique singulière de l’École des arts visuels et médiatiques, Blanca Casas Brullet présentera sa pratique qui intègre photographie, vidéo, dessin, sculpture et performance. Avec un souci constant porté aux processus de transformation, l’artiste catalane interroge la représentation et l’apparition de l’image. Son travail prête une attention particulière au langage, à la polysémie des mots, à la charge poétique que recèle la traduction d’une langue à l’autre et à l’étrangeté de la traduction littérale de certaines métaphores en images. Elle s’intéresse au travail de création en tant que lieu où l’artiste déploie un langage plastique pour tenter de « faire sens » tout en « faisant forme ». L’atelier, la table de travail et la page blanche deviennent ses dispositifs d’exposition. Débordements, coulures, froissements, trous et accrocs, accidents de parcours de la matière plastique en transformation s’inscrivent comme des motifs récurrents dans ses œuvres qui pointent vers la question de l’essai, de la tentative ou de l’inachevé pour devenir ainsi des formes critiques. Il s’agit donc, pour l’artiste, de faire image d’un travail qui peut être efficace ou inopérant, être performant ou pas, être productif comme vain. Un travail sans garanties.

Née à Mataró (Catalogne) en 1973, Blanca Casas Brullet vit entre Paris et Barcelone. Diplômée en Beaux-arts de l’Université de Barcelone (1996), elle a poursuivi sa formation à l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris (1999). À travers ses pièces qui prennent comme référence la forme de l’essai et du brouillon, elle cherche à rendre sensible la transformation du matériau, l’émergence de l’image, le balbutiement du sens. Elle montre son travail régulièrement dans des expositions individuelles et collectives, notamment Material Sensible (Galeria Rocio Santa Cruz, Barcelone, 2018), Architextures de paysage #1 (Château d’Oiron, France, 2017), Drôle de Trame (Le Fresnoy, Tourcoing, 2016) Réparer à l’endroit de l’accroc le tissu du temps (La Tôlerie, Clermont-Ferrand, 2015), Le corps invisible (Galerie Édouard Manet, Gennevilliers, France, 2014).