Programmation courante

Automne 2018

TAYSIR BATNIJI

jeudi 27 septembre 2018
de 17 h 45 à 18 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-7170, situé au 7e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Partenaire : Galerie de l’UQAM

Mots-clés : diplopie, mémoire, exil, mise en abyme, photographie

De passage à Montréal dans le cadre de sa participation à l’exposition Soulèvements, Taysir Batniji présentera l’évolution de son parcours artistique ainsi qu’une sélection d’œuvres qui documentent de manière sensible une réflexion sur le déplacement et la construction identitaire. L’artiste vit et travaille entre la France et la Palestine. Dans cet entre-deux géographique et culturel, il développe une pratique artistique pluridisciplinaire qui puise son inspiration dans son parcours biographique, mais aussi dans l’actualité et l’histoire. Axé sur les thèmes de l’exil, de la disparition et de la mémoire, son travail sur l’image, photo et vidéo, propose un regard poétique, distancié, parfois grinçant, sur la réalité.

Né en 1966 à Gaza, Palestine, Taysir Batniji a étudié l’art à l’université nationale An-Najah de Naplouse, avant de poursuivre sa formation à l’École nationale des Beaux-Arts de Bourges en 1995. Ses œuvres ont été largement diffusées sur la scène internationale, notamment à la Biennale de Venise, au Martin-Gropius-Bau (Berlin), au Kunsthalle (Vienne), au Witte de With (Rotterdam), au Victoria and Albert Museum (Londres). Cette conférence sera aussi l’occasion de présenter son dernier projet, Home Away From Home, exposé aux Rencontres de la photographie à Arles, en France.

Commissariée par Georges Didi-Huberman, l’exposition Soulèvements est présentée à la Galerie de l’UQAM et à la Cinémathèque québécoise à l’automne 2018. Elle est organisée et mise en circulation par le Jeu de Paume, Paris. Une présentation des artistes Taysir Batniji, Dominique Blain et Gabor Szilasi aura lieu le mercredi 26 septembre 2018, de 17 h 30 à 19 h, à la Galerie de l’UQAM (En français). Entrée libre.

 

ENRIQUE RAMIREZ

Imágenes que viajan amarradas a preguntas
Images qui voyagent attachées à des questions

jeudi 4 octobre 2018
de 12 h 45 à 13 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-7170, situé au 7e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Partenaire : Galerie de l’UQAM

Mots-clés : vidéo, photographie, récits, flux migratoires

Le Programme ICI est heureux de poursuivre sa collaboration avec la Galerie de l’UQAM en accueillant l’artiste Enrique Ramírez qui présente une œuvre vidéo, Cruzar un muro (2013), dans l’exposition Soulèvements. Selon Ramírez, les vastes paysages qui émaillent son œuvre sont conçus comme des espaces géopoétiques destinés à l’imagination, des territoires ouverts à la vision et à la déambulation. L’artiste propose des images d’une fascinante beauté qui questionnent notre monde et ses flux migratoires. Inspiré par l’élément maritime, entre autres, et son triste rôle dans l’histoire politique chilienne, son travail empreint de poésie combine la vidéo, la photographie et les installations. Multipliant les références géographiques et his­toriques, Enrique Ramírez affectionne les récits à tiroirs, les fictions chevauchant les pays et les époques, les mirages entre songe et réalité.

Né en 1979 à Santiago, au Chili, Enrique Ramírez vit et travaille à Paris ainsi que dans sa ville natale. Il y a étudié la musique populaire et le cinéma avant de rejoindre, en 2007, Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains à Tourcoing, en France. En 2013, il a remporté le Prix Découverte des Amis du Palais de Tokyo à Paris et, en 2014, celui de la foire Loop à Barcelone. Il était invité par Christine Macel à participer à l’exposition Viva Arte Viva à la Biennale de Venise en 2017.

enriqueramirez.net
projetocean.com

Commissariée par Georges Didi-Huberman, l’exposition Soulèvements est présentée à la Galerie de l’UQAM et à la Cinémathèque québécoise à l’automne 2018. Elle est organisée et mise en circulation par le Jeu de Paume, Paris. Une présentation des artistes Enrique Ramírez, Véronique O’Leary et Étienne Tremblay-Tardif se tiendra le mercredi 3 octobre 2018, de 17 h 30 à 19 h, à la Galerie de l’UQAM (en français). Entrée libre.

ANDRÉE MARTIN

Série Tête à Tête

Au cœur du son

jeudi 18 octobre 2018
de 17 h 45 à 18 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-7170, situé au 7e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Partenaires : Département de danse UQAM LAVI (Laboratoire arts vivants interdisciplinaires) Hexagram-UQAM

Mots-clés : dhrupad, film, corporéité, transversalité

Par cette conférence, Andrée Martin nous invite à refaire le voyage qui l’a menée à réaliser un film, Le pouvoir du son (2017). La chercheuse et praticienne en danse a cherché à comprendre les fondements du dhrupad, une tradition musicale et philosophique millénaire hindoue, en établissant des liens avec des pratiques contemporaines en arts médiatiques et en danse. Il s’agit d’une expérience, tout autant qu’une vision du corps et de l’être, afin de mieux saisir ce qui anime le dhrupad : force de création, force d’émission et de transformation. Ce voyage, humain et artistique, prend la forme d’une traversée rythmée qui permet de plonger littéralement au plus profond de l’être humain et de sa capacité à créer, à transformer et à être transformé.

Andrée Martin mène depuis vingt-cinq ans une recherche interdisciplinaire sur le corps et ses multiples expressions. Professeure au Département de danse de l’UQAM, elle est fondatrice du Laboratoire arts vivants interdisciplinaires (LAVI, subventionné par la Fondation canadienne pour l’innovation) et membre d’Hexagram-UQAM, le centre de recherche en arts médiatiques. Ses recherches-créations touchent à la transversalité en art et se rapportent à la danse, au chant, au cinéma et aux arts visuels. Depuis 2006, elle travaille à un Abécédaire du corps dansant, un projet d’envergure subventionné par les fonds de recherche universitaires (CRSH et FRQSC) menant à une suite d’essais littéraires et scéniques sur le corps dansant présentés à l’international. Scénariste et réalisatrice, elle a signé Le pouvoir du son (2017), Danser Perreault (2003) et Sans titre rouge (1999). Elle a également publié une cinquantaine d’articles en France, en Allemagne, en Belgique sur la danse et la question complexe du corps.

ILAN LIEBERMAN ET OMAR BARQUET

Sur les traces de l’art actuel mexicain

jeudi le 1er novembre  2018
de 12 h 45 à 13 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-7170, situé au 7e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Partenaires : Arprim, centre d’essai en art imprimé, CIRCA art actuel et Galerie B-312

La conférence se tiendra en espagnol avec traduction française

Mots-clés : documentaire, interdisciplinarité, musique

Le Programme ICI est ravi d’accueillir les artistes Ilán Lieberman et Omar Barquet dans le cadre de leur passage à Montréal pour l’exposition Gráfica abierta : Rutas expansivas en la gráfica mexicana.

Le travail d’Ilán Lieberman emprunte autant à l’art imprimé qu’au documentaire et puise son inspiration dans des annonces issues de brochures et de journaux. Il porte un regard critique sur les enjeux sociétaux provenant des quartiers chauds du Mexique, notamment sur la question de la prostitution et des peuples autochtones. L’artiste mettra en contexte la série de grandes empreintes, Foto real (photo réelle), ainsi que ses plus récents projets documentaires.

Omar Barquet présentera ses processus de recherche, en abordant les stratégies de travail qui l’ont conduit à une pratique artistique interdisciplinaire et collaborative, influencée par la musique, la poésie et son imaginaire particulier des Caraïbes mexicaines. Sa démarche nous amène à réfléchir sur la perception du temps et de la vie ainsi que sur les cycles de transformation du paysage et la nature chaotique de la pensée, en évoquant l’idée d’une pulsation dont l’intensité est changeante.

Ilán Lieberman (Mexico, 1969) vit et travaille à Mexico. Il a présenté son travail à la galerie de la Fondation du Prince Claus (Amsterdam), à la Salle d’Art public Siqueiros (Mexico), au Musée d’art d’El Paso (Texas) et au Musée de la ville de Mexico. Ses expositions collectives incluent des présentations au Musée d’Art moderne (Paris), au Centre international de photographie (New York), au Kunsthalle (Vienne), dans la Collection Jumex (Mexique), au Musée nordique de l’aquarelle (Suède) et au Palais des Beaux-Arts (Bruxelles). Il enseigne à l’École Nationale de Peinture, Sculpture et Gravure « La Esmeralda » (Mexico).

Omar Barquet (Chetumal, 1979) est diplômé de l’École Nationale de Peinture, Sculpture et Gravure « La Esmeralda », à Mexico, où il habite depuis 2000. Avec José Luis Landét, Agustin González et Moris, il a créé le collectif d’art Segundo Piso. Barquet a reçu plusieurs prix, dont la Bourse MACG – Bancomer Art actuel en 2009. Ses œuvres ont été choisies pour la Biennale de peinture du Musée Tamayo (Mexique). Son travail a été exposé au Mandragoras Art Space (New York), au Musée d’art contemporain de Mérida (Mexique), au KUNSTHALLE (São Paulo) et à la Galerie Christinger de Mayo (Zurich).

Présentée du 27 octobre au 1er décembre 2018 à Arprim, centre d’essai en art imprimé, à CIRCA art actuel et à la Galerie B-312, l’exposition collective Gráfica abierta: Rutas expansivas en la gráfica mexicana est commissariée par Santiago Pérez Garci, directeur du Musée National de l’Estampe (Mexico). L’exposition est organisée par Arprim, centre d’essai en art imprimé et CIRCA art actuel, en collaboration avec l’Institut National des Beaux-Arts (Mexique).

DOMINIQUE FONTAINE

Si nous sommes d’ici… art et engagement

jeudi 8 novembre 2018
de 17 h 45 à 18 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-7170, situé au 7e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Mots-clés : recherche curatoriale, appartenance, activisme

Le Programme ICI est ravi d’accueillir Dominique Fontaine qui présentera sa pratique curatoriale et son parcours de commissaire en art contemporain. Sa conférence mettra en évidence le rôle que les expositions d’art contemporain jouent dans le développement d’une meilleure connaissance et d’une compréhension plus complexe de l’œuvre des artistes Noirs canadiens, d’ascendance africaine ou de la diaspora africaine. En prenant comme exemple l’exposition qu’elle a co-commissariée Nous sommes ici, d’ici : L’art contemporain des Noirs canadiens (Musée des beaux-arts de Montréal, 2018), elle discutera comment l’art contemporain permet d’aborder les questions pérennes de race, d’exclusion et d’appartenance sous un autre angle.

Dominique Fontaine a une connaissance approfondie de la scène internationale et nationale des arts visuels et numériques. Depuis 2013, elle collabore à titre de commissaire-consultante au programme Of Africa du Royal Ontario Museum (ROM) à Toronto. En 2013, elle était membre du jury international du Mémorial permanent en souvenir des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique aux Nations-Unies (New York). Au cours de l’année 2015, elle était commissaire en résidence à articule, où elle a mené une recherche sur les relations entre art, migration et représentation dans le contexte montréalais et des pratiques artistiques contemporaines par le biais des notions d’appartenance et des politiques d’appartenance. Diplômée en administration des arts et en arts visuels de l’Université d’Ottawa, Dominique Fontaine a poursuivi des études supérieures en conception et organisation d’expositions au centre d’art De Appel à Amsterdam, Pays-Bas. En 2005, elle fonde aposteriori, une structure à but non lucratif qui s’intéresse à la recherche curatoriale et à l’innovation dans les domaines de la documentation, du développement, de la production et de la promotion de diverses pratiques artistiques contemporaines. Parmi ses récents projets, mentionnons : Here We Are Here: Black Canadian Contemporary (Royal Ontario Museum, 2018), Dineo Seshee Bopape: and- in. the light of this._______ (Fonderie Darling, 2017), Repérages ou À la découverte de notre monde ou Sans titre (articule, 2016), Between the earth and the sky, the possibility of everything (Scotiabank Nuit Blanche Toronto, 2014).

BLANCA CASAS-BRULLET

jeudi 22 novembre 2018
de 12 h 45 à 13 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-7170, situé au 7e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

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