Programmation courante

Automne 2019

MIAO JIAXIN - 26 septembre, 12h45-13h45

Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-6180, situé au 6e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

La conférence se déroulera en mandarin ou en anglais, avec traduction ponctuelle en français.

Mots-clés : performance, pouvoir, transgression, identité

Image : Miao Jiaxin, Next performance 2019, Houston, Texas. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Partenaires : SKOL et VIVA! Art Action

L’équipe du Programme ICI est ravie de lancer la nouvelle saison avec la conférence de Miao Jiaxin. Invité par le Centre des arts actuels Skol, l’artiste présentera 725 Performance dans le cadre du festival de performances VIVA! Art Action. D’abord photographe de rue, connu pour ses portraits nocturnes de Shanghai, Jiaxin développe sa pratique performative après son immigration à New York. Son travail explore les rituels du quotidien comme autant de métaphores de la tension entre l’individu et les structures sociales oppressives. Jouant avec les codes de son héritage culturel, il a, entre autres, revêtu un costume d’homme d’affaires chinois pendant une année entière à Chicago, voyagé nu dans une valise tirée par sa mère (Mom’s Suitcase, 2011) et accroché des canards laqués peints de couleurs vives dans le Chinatown (Chinaman’s Suitcase, 2012). Avec Jail’s Seeking Prisoners (2014), il a transformé son studio new-yorkais en prison et il l’a loué pour un dollar la nuit. Poursuivant sa réflexion sur les interactions humaines contemporaines, il a offert des massages gratuits (Massage Therapist, 2017) dans son studio et y a invité des gens ne se connaissant que par l’entremise des réseaux sociaux à partager les lieux pendant vingt-quatre heures pour son projet Blind Meeting in Bushwick – A Tribute to Barbara DeGenevieve (2015), diffusé en direct par Internet. D’une manière perspicace, ses œuvres interrogent les rapports complexes de la famille, de l’identité, du pouvoir et de la spiritualité. 

Né à Shanghai en Chine, Miao Jiaxin vit et travaille à New York. Il détient un baccalauréat en arts de l’Université normale de Shanghai (1999) ainsi qu’une maîtrise de la School of Art Institute de Chicago (2011). Son travail a été présenté en Chine, aux États-Unis et en Europe, notamment à la Glasshouse (New York), à la galerie Ostavinska (Belgrade), au BOX13 ArtSpace (Houston) et au Musée d’art contemporain de Shanghai.

La performance de Miao Jiaxin aura lieu le samedi 28 septembre, de 15 h à 19 h, aux Ateliers Jean Brillant, 661 Rose de Lima, Montréal (Métro Lionel-Groulx). Entrée libre.

www.miaojiaxin.com

JÉRÔME HAVRE - 10 octobre, 17h30-18h30

Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-6180, situé au 6e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Mots-clés : territoires, identités, appartenance

Image : Jérôme Havre, Reification, 2016. Image tirée de la vidéo Legacy. Avec l’aimable autorisation de l’artiste et des remerciements à la Art Gallery of Ontario.

Partenaire : MOMENTA | Biennale de l’image.

Le Programme ICI a le plaisir d’accueillir l’artiste Jérôme Havre, dans le cadre de sa participation à MOMENTA | Biennale de l’image où il présente la vidéo Triangle Trade (2017). Rencontre transfrontalière avec Cauleen Smith et Camille Turner, l’œuvre interroge les identités qui se forgent entre les cultures, les relations au territoire et à la communauté. Dans sa pratique intégrant la sculpture, le textile, la peinture, le dessin, la vidéo et la photographie, Havre se penche sur les questions politiques de représentation de la nature. Pièces à grandes échelles, formes et matériaux se combinent dans ses installations immersives telles que Re-Marquer le Territoire / Territorial Re-Marks (2013), Nécessité et accident (2016) et Intérieur ou comment les mots viennent quand les formes jaillissent de l’intérieur (2018). Inspiré par les expositions ethnographiques telles que les dioramas présentés dans les musées d’histoire naturelle et les zoos, son travail incorpore des objets sculpturaux anthropomorphiques à l’hybridité théâtrale afin de proposer de nouveaux espaces de réflexion.

Né à Paris en 1972, Jérôme Havre vit et travaille à Toronto. Diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, il a reçu plusieurs bourses et a été finaliste pour le Sobey Art Award en 2011. Représenté par la Galerie Clint Roenisch, son travail a été exposé en Europe, en Afrique et en Amérique du Nord, notamment au Musée du textile du Canada (Toronto) et à la Contemporary Art Gallery (Vancouver).

Dans le cadre de MOMENTA | Biennale de l’image ayant pour thème La vie des choses, l’œuvre de Jérôme Havre, Cauleen Smith et Camille Turner est présentée à la Galerie de l’UQAM jusqu’au 13 octobre 2019.

CHRISTIAN LAPOINTE - 21 novembre, 12h45-13h45

Série Tête à Tête

Genèse et méandres du projet Constituons!

Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-6180, situé au 6e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Mots-clés : démocratie, performance, théâtre documentaire, engagement citoyen

Image : Avec l’aimable autorisation de Julie Artacho, Festival TransAmériques (FTA)

Partenaire : École supérieure de théâtre, UQAM

La série Tête à Tête du Programme ICI met en valeur les pratiques des enseignant.es de la Faculté des arts de l’UQAM. Dans ce cadre, nous accueillons Christian Lapointe qui discutera de son projet théâtral Constituons!. Pendant plus d’un an, sur l’ensemble du territoire québécois, Lapointe mobilise citoyens, légistes et experts pour nous doter d’une constitution. Il nous entraîne dans les coulisses d’un exercice démocratique inédit, une zone trouble où réalité et simulation se confondent et se fécondent. Quarante-deux citoyens représentatifs de la population ont été choisis de façon aléatoire. Avec une inébranlable bonne foi, ils ont plongé dans un questionnement profond, discutant ferme, s’indignant, s’enthousiasmant, pour qu’ensuite des centaines d’autres Québécoises et Québécois se rassemblent dans des théâtres pour débattre de leur vision d’un Québec idéal. Un projet d’une ambition ahurissante qui redonne au théâtre sa fonction d’agora civique.

Fondateur du Théâtre Péril en 2000, Christian Lapointe est depuis 2013 le directeur artistique de Carte Blanche. Depuis 2016, il est professeur à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM. Trois axes structurent son parcours qui cherche à mettre en évidence la dimension performative du théâtre : des relectures d’auteurs symbolistes, un cycle de pièces regroupées sous l’appellation de Théâtre de la disparition et des écritures de plateau à partir de textes contemporains. Progressivement, son travail s’est orienté vers la mise en scène de la part de réel qu’exige au théâtre tout acte de représentation, démarche dont Constituons ! est le point culminant. En 2015, Christian Lapointe a créé un des moments forts de l’histoire du FTA avec Tout Artaud?!, une lecture-performance des écrits d’Antonin Artaud pendant près de 70 heures en continu.

Constituons! est présenté au Théâtre d’Aujourd’hui du 12 au 30 novembre 2019.

CHERYL SIM - 28 novembre, 17h30-18h30

L’art d’être au service de l’art

Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-6180, situé au 6e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Mots-clés : identités, cultures 

Image : Cheryl Sim, Ode To The Cheongsam, 2010. Image fixe tirée de la vidéo. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Lors de cette conférence, Cheryl Sim exposera comment sa démarche d’artiste et de commissaire répond, depuis plus de vingt ans, à son désir de mettre l’art au service de la société. En tant que femme de couleur née au Canada, son parcours artistique l’amène à participer à un dialogue ouvert portant sur l’engagement interculturel et féministe en art contemporain. Interpelée par des œuvres qui stimulent l’interconnexion entre la politique et l’identité dans un vaste éventail d’expressions, elle partagera les expériences clés qui l’ont amenée à définir une pratique au quotidien axée sur la contribution de l’art à la société.

 Cheryl Sim est directrice générale et commissaire de la Fondation Phi pour l’art contemporain à Montréal. Artiste et musicienne, sa carrière a débuté au Studio D de l’Office national du film du Canada (ONF). Elle a ensuite travaillé dans les centres d’artistes autogérés, dont le Groupe intervention vidéo (GIV) et OBORO. Sa pratique en arts médiatiques traite de sujets liés à la formation identitaire et aux relations de pouvoir. Son installation vidéo One Day, Un jour (2017) a été présentée au Musée d’art contemporain de Montréal dans le cadre de l’exposition À la recherche d’Expo 67 (2017). En 2015, elle a obtenu un doctorat en Études et pratiques des arts de l’UQAM avec une thèse-création portant sur le lien entre les vêtements et l’identité ethnique ainsi que les stratégies postcoloniales dans l’art contemporain. Sa thèse doctorale Wearing the Cheongsam, Dress and Culture in a Chinese Diaspora (2019) vient d’être publiée aux Éditions Bloomsbury en Angleterre. Son lancement de livre se tiendra le mercredi 27 novembre de 17 h à 19 h à la librairie féministe L’Euguélionne située au 1426, rue Beaudry à Montréal.


Hiver 2019

(En raison de la grève étudiante, trois des six conférences ont été annulées à l’hiver 2019)
ED PIEN - 24 janvier, 12h45-13h45

Drawing Worlds

jeudi 24 janvier 2019
de 12 h 45 à 13 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-7120, situé au 7e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

La conférence se déroulera en anglais avec traduction ponctuelle en français.

Mots-clés : dessin, perte, empathie, sentience du non-humain

L’équipe du Programme ICI est ravie de lancer la nouvelle saison avec la conférence d’Ed Pien dans le cadre de la rétrospective qui lui est consacrée au 1700 La Poste (12 octobre 2018 – 20 janvier 2019). Connu pour ses installations monumentales et ses dessins s’inspirant de mythes de diverses cultures, et plus récemment, des mythes inuits, l’artiste présentera son plus récent travail. Intégrant la photographie et la vidéo à sa pratique d’une grande spontanéité, il s’intéresse à l’eau et au concept de sentience non humaine de la matérialité. Sa recherche sur la représentation des traumatismes suscite une réflexion marquée par la responsabilité, le respect et l’empathie. Depuis 2014, il explore la notion du passage du temps avec un groupe daînés de St. Agustine, en banlieue de La Havane, à Cuba. Avec ce projet en cours dont la fin sera déterminée par la mort – celle de l’artiste ou celle des participants –, l’artiste invite à réfléchir aux notions de perte, de deuil, de résilience et de guérison.

Né à Taiwan, Ed Pien vit et travaille à Toronto. Il détient un baccalauréat en Beaux-arts de l’Université of Western Ontario ainsi qu’une maîtrise en Beaux-arts de l’Université York. Son travail a été présenté tant au Canada qu’à l’international, notamment au Musée des beaux-arts du Canada, au Musée d’art contemporain de Montréal, au Drawing Centre (New York), au Centro Nacional de las Artes (Mexico), au Goethe Institute (Berlin), au Songzhuang Art Centre (Beijing), à la Biennale de Moscou et à la Biennale de Sydney. L’artiste remercie le Conseil des arts de Toronto, le Conseil des arts de l’Ontario et le Conseil des arts du Canada de leur appui financier. Pien est représenté à Montréal par Pierre-François Ouellette art contemporain (PFOAC).

GAËTANE VERNA - 31 janvier, 12h45-13h45

Diriger un musée tout en étant pressé et inadapté

jeudi 31 janvier 2019
de 12 h 45 à 13 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-6190, situé au 6e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Mots-clés : musée, société, communauté, identité, diaspora

Le cycle de conférences du Programme ICI se poursuit avec Gaëtane Verna. Directrice du Power Plant Contemporary Art Gallery à Toronto, elle présentera son parcours de conservatrice ainsi que sa vision de la direction d’une institution muséale intégrée au sein d’une communauté et d’une ville, tout en rayonnant de manière pertinente autant au niveau national qu’international. Les nombreuses transformations qu’elle a opérées au sein du Power Plant depuis 2012 lui ont permis de réaffirmer le mandat de la galerie en diffusant et soutenant les pratiques engagées d’artistes canadiens et internationaux, tout en renouvelant l’audience et les programmes éducatifs. Soucieuse de créer des ponts entre l’œuvre et le public, elle s’intéresse à des pratiques diversifiées et multiples.

De 1998 à 2006, Gaëtane Verna a occupé le poste de conservatrice à la Galerie Foreman de l’Université Bishop’s, où elle a organisé de nombreuses expositions d’artistes canadiens et internationaux. Elle a ensuite été directrice générale et conservatrice en chef du Musée d’art de Joliette de 2006 à 2012. Elle a enseigné au Département d’histoire de l’art de l’Université Bishop’s ainsi qu’à l’UQAM. Elle est titulaire d’une maîtrise et d’un DEA de l’Université Paris I Panthéon Sorbonne ainsi que d’un diplôme international en administration et conservation du patrimoine de l’École nationale du patrimoine de Paris. En avril 2017, Gaëtane Verna a reçu l’insigne de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres du ministère de la Culture en France.

AGNES MEYER-BRANDIS - 21 février, 12h45-13h45

Une infusion en forêt

jeudi 21 février 2019
de 12 h 45 à 13 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-6190, situé au 6e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

La conférence se déroulera en anglais avec traduction ponctuelle en français.

Mots-clés : art et science, climats et forêts, atmosphère

Image : Teacup Tools, 2014 © Agnes Meyer-Brandis, VG Bild-Kunst, 2019

Partenaire : Goethe-Institut Montréal

L’artiste allemande Agnes Meyer-Brandis présentera la recherche artistique qu’elle mène depuis 2014 sur la forêt et le climat, notamment à la Station SMEAR (Station for Measuring Ecosystem Atmosphere Relations) à Hyytiälä, en Finlande, et dans d’autres stations de recherche forestière en Europe. La conférencière discutera de la relation insoupçonnée créée entre une tasse de thé, des arbres et les nuages ainsi que de l’insaisissable matière qui flotte entre eux. C’est ainsi qu’elle abordera les méthodes artistiques et scientifiques à l’essai pour mesurer l’invisible.  

Agnes Meyer-Brandis a étudié la minéralogie pendant un an avant de poursuivre des études en art à l’Art Academy de Maastricht, à la Düsseldorf Art Academy puis à la Media Art Academy, à Cologne. Issue de la sculpture et des arts médiatiques, sa pratique explore la zone mitoyenne entre le réel et la fiction, de même que le réalisme variable des assemblages. Lauréate de plusieurs prix, Meyer-Brandis a notamment exposé au Centre Pompidou (Paris), au Musée d’art contemporain de Berlin, au House of Electronic Arts (Basel), à la Galerie nationale du Danemark SMK (Copenhague), au Musée national des Beaux-Arts de Taiwan, au FACT (Liverpool), à apexart (New York) et à Ars Electronica (Linz).

www.ffur.de