Automne 2015
Lieu : Local J-7130
Adresse : Pavillon Judith Jasmin, UQAM
Partenaire : SBC galerie d’art contemporain
Entrée libre
Yevgeniy Fiks discutera de plusieurs de ses projets s’articulant autour de la notion de dialogue post-soviétique en Occident, plus spécifiquement sur les questions d’internationalisme et de solidarité. La discussion incluera The Wayland Rudd Collection, un projet collaboratif chapeauté par Fiks qui s’intéresse à la représentation des africains et afro-américains au sein de la culture visuelle soviétique; ainsi que A Gift to Birobidzhan, une reconstitution du geste fait par des artistes américains en 1937, lorsque ceux-ci voulurent offrir un cadeau artistique au Birobidjan, une région juive autonome située en URSS.
Lieu : Local J-7130
Adresse : Pavillon Judith Jasmin, Université du Québec à Montréal
Conférence disponible sur Vimeo
Entrée libre
Démarche
D’avantage intéressé par l’expression que par l’impression, par le rêve plutôt que par la réalité, l’art de Dan Brault se veut un amalgame de signes, de codes, de styles et d’esthétiques. Touffues, ses compositions se présentent comme des accumulations de sensations colorées, au service de visions parfois oniriques, parfois plus crues, qui dénotent l’enthousiasme et la sensibilité baroque de l’artiste. L’exploration de l’espace, la métaphysique, le non tangible, la candeur, l’optimisme, l’ivresse, la gaité, le troublant et la perte de repères sont autant d’idées, mais surtout de sensations qui se dégagent de ses œuvres. L’artiste propose un brouhaha visuel habité par une foule d’éléments graphiques, qui prennent forme dans l’acte de peindre. Il en résulte un univers en suspension dans les méandres mouvementés de la peinture.
Bio
Ses œuvres furent notamment présentées au Musée national des beaux-arts du Québec, à la Biennale de Sharjah aux Émirats arabes unis, au Festival Culturel de Mayo, à Guadalajara au Mexique ainsi qu’au Musée d’art de Belem, au Brésil. Dernièrement, il fut sélectionné pour réaliser une fresque à Namur en Belgique : un cadeau de la ville de Québec à la ville de Namur à l’occasion du 15e anniversaire du jumelage entre les deux villes. De plus, son travail a attiré l’attention d’un prestigieux jury international qui l’a retenu parmi une courte liste des peintres les plus prometteurs de demain. Il a ainsi eu l’honneur de se retrouver dans le livre « 100 Painters of Tomorrow » publié à Londres par Thames & Hudson en 2014. Ses œuvres font partie des collections du Musée national des beaux-arts du Québec, de BMO Toronto, des Caisses Desjardins, de Loto-Québec ainsi que plusieurs autres collections privées. Dan Brault est né en 1979 à Montréal. Il vit et travail à Québec.
Hiver 2015
Local : Salle J-7130, Pavillon Judith-Jasmin
Conférence disponible sur Vimeo
À la suite des événements tragiques survenus en France en ce début d’année 2015, l’École des arts visuels et médiatiques souhaite organiser une table ronde afin de poursuivre le débat autour de questions qui touchent plus particulièrement les étudiants et les enseignants d’une école d’art. Les enjeux liés à la représentation, au droit d’expression par l’image, à l’importance de la satire dans nos sociétés et, enfin, aux rapports dialectiques entre liberté et responsabilité forment un ensemble de questions qui nous interpellent. Loin de vouloir épuiser le débat, nous souhaitons plutôt le relancer au cœur même de nos ateliers et créer un espace de parole propice à l’échange. Les conférenciers invités sont Michael Blum, Dominic Hardy et Alun Williams. Mario Côté, artiste et professeur à l’École des arts visuels et médiatiques, agira comme modérateur lors de la rencontre.
Alun Williams, artiste et professeur invité, abordera l’exemple d’un tableau qu’il a réalisé dernièrement à partir d’une représentation du prophète Mahomet datant du 15e siècle. Il a présenté ce travail lors d’une exposition qui s’est tenue à Paris à l’automne dernier. Dominic Hardy, professeur au Département d’histoire de l’art, traitera de l’espace ouvert par la satire dans les quotidiens et des questions d’éthiques afférentes. La satire visuelle se retrouve dans toutes sortes de manifestations et, notamment, dans les pratiques en art contemporain. Michael Blum, artiste et professeur à l’École des arts visuels et médiatiques, fera sa présentation autour des enjeux de la dialectique liberté/responsabilité dans le cadre de nos sociétés démocratiques.
Alun Williams est un peintre britannique basé à New York. Son travail traite des notions de ressemblance et utilise l’appropriation aussi bien de taches accidentelles de peinture que de citations de l’histoire de l’art. Il a exposé dans de nombreux musées et galeries, notamment en 2014 à la Galerie Anne Barrault à Paris, à la galerie Pierogi à New York, au Musée d’art Moderne et Contemporain de Nice en France, à la Transition Gallery à Londres, à la Usher Gallery à Lincoln et au H-Project Space à Bangkok. Alun Williams est directeur de la Parker’s Box qu’il a fondée en 2000 : un lieu d’exposition expérimental à Brooklyn. Il est professeur invité à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM pour l’année 2014-2015.
Dominic Hardy s’est joint au département d’histoire de l’art en décembre 2008. Diplômé en histoire de l’art (Ph.D., Concordia), il est spécialiste de la caricature et de la circulation de l’image satirique au Québec (18e-20e siècles). Il a longtemps été impliqué dans l’éducation muséale, d’abord en Ontario à l’Art Gallery of Peterborough (1989-1998) et au Musée des beaux-arts du Canada (1998-99), et ensuite au Musée des beaux-arts de Montréal (1999-2008). Il a aussi enseigné à l’Université Concordia et à l’Université de Montréal.
Michael Blum est un artiste basé à Montréal. Il est professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM depuis 2010. Après des études en histoire à l’Université Paris I et en photographie à l’École nationale de la photographie de Arles, il développe une pratique – vidéos, livres, installations – qui vise une relecture critique de la production culturelle et de l’histoire. Il compte parmi ses réalisations de nombreuses expositions, entre autres à la Galerie de l’UQAM (2014), à VOX, Centre de l’image contemporaine (2014), au Israeli Center for Digital Art, Holon (2012); au New Museum, New York (2009); et à la 9e Biennale d’Istanbul (2005).
Les partenaires : Faculté des arts de l’UQAM
EAVM
Date : Mercredi 25 février 2015 à 12h45
Local : Salle J-7130, Pavillon Judith-Jasmin
PRÉSENTATION DE LA CONFÉRENCE
À la différence de la plupart des médias du XXe siècle, les nouveaux médias sont dépendants, pour leur réalisation même, de l’activité physique de leur public : ce sont des «médias praticables». À l’instar du jeu vidéo, la représentation est d’abord à considérer comme un processus composite, un «théâtre d’opérations». Les images sont maintenant en prise avec des gestes via des dispositifs.
Dès lors, comment, en tant qu’artiste, créer les conditions d’une interaction réflexive, conciliant expérience esthétique, critique et pratique ? Explorant ces nouvelles contrées des images et des dispositifs interactifs dans leurs aspects aussi bien pratiques que théoriques selon une démarche de recherche-création, Samuel Bianchini présentera ses œuvres, et les réflexions qui en découlent et qui les nourrissent.
PRÉSENTATION DE L’ARTISTE
Samuel Bianchini est artiste et enseignant-chercheur. Il vit et travaille à Paris. Dans son travail, il mène des recherches qui interrogent l’incidence des dispositifs technologiques sur nos modes de représentation, sur nos nouvelles formes d’expériences esthétiques et sur nos organisations sociopolitiques. Il collabore pour cela avec des scientifiques et des laboratoires de recherche en ingénierie comme Limsi-CNRS (Laboratoire pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur, Orsay), Orange Labs, IEMN (Institut d’électronique de microélectronique et de nanotechnologie, Lille-Valenciennes), IETR (Institut d’électronique et de télécommunications de Rennes), Liris (Laboratoire d’informatique en image et systèmes d’information, Lyon), LIFL (Laboratoire d’informatique fondamentale de Lille) ou CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, Saclay).
Samuel Bianchini poursuit également un travail théorique, en relation étroite avec sa pratique artistique, qui donne lieu à de fréquentes publications : Éditions du Centre Pompidou, Éditions Jean-Michel Place, MIT Press, Analogues, Burozoïque, Hermes, Les presses du réel, etc.
Ses œuvres sont régulièrement exposées en France et à l’étranger : notamment à l’Art Basel en 2013, à l’Institut français du Japon à Tokyo en 2013, au Stuk Art Center de Leuven en 2012 (Belgique), au Centre Georges Pompidou à Paris en 2011, au Deutsches Hygiene-Museum (Dresde, Allemagne) en 211-2012, au Musée national d’art contemporain d’Athènes en 2010-2011, au Jeu de Paume à Paris en 2011, au Laboratoria de Moscou en 2010, à la Biennale de Théssalonique en Grèce en 2009, aux Rencontres Chorégraphiques de Carthage en 2009, au Centre pour l’image contemporaine de Genève en 2009, à la Biennale de Rennes en 2009 (France), à la Ménagerie de verre à Paris en 2006, aux space_imA et Duck-Won Gallery à Séoul (Corée) en 2006, à la Nuit Blanche à Paris en 2005, au Musée d’art contemporain Ateneo de Yucatán à Mexico en 2003, à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris en 2002, au Zentrum für Kunst und Medientechnologie (ZKM) à Karlsruhe (Allemagne) en 2002, au Musée d’art moderne de la Ville de Paris en 2001-2002 et à la Villa Arson (Nice, France) en 1997.
Né en 1971 à Nancy, il a étudié l’art à travers différentes approches : Beaux-arts (Post diplôme, École régionale des Beaux-arts de Nantes), Arts Décoratifs (EnsAD, École nationale supérieure des Arts Décoratifs, Paris), Art & Design (Central Saint Martins College of Art and Design, Londres), Arts appliqués (Ensaama, École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art, Paris), Arts et métiers (Cnam, Paris) et Arts plastiques (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne).
Après avoir soutenu sa thèse de doctorat au Palais de Tokyo avec une exposition personnelle, il est aujourd’hui enseignant-chercheur (Maître de conférences en Arts et Sciences de l’art) à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (Paris) où il dirige le programme de recherche Reflective Interaction (DiiP/EnsadLab) sur les dispositifs interactifs et performatifs.
SITES WEB DE L’ARTISTE
http://www.dispotheque.org – http://diip.ensadlab.fr
Date : Lundi 16 mars 2015 à 12h40
Local : 400, rue Ste-Catherine Est, Métro Berri-UQAM
Avec :
Manuela Lalic réalise des installations, des performances et des objets, qui questionnent des mouvements de masse pour montrer du doigt la manière dont notre société préfabrique et standardise nos désirs et nos besoins. Son travail a été présenté au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie. En 2009, elle a obtenu la résidence du Conseil des Arts du Canada (ISCP, International Studio and Curatorial Program) à New York et plus récemment, elle a effectué une résidence au Sandarbh Artist Residency au Rajasthan en Inde (2013/2014). D’origine franco-serbe, Manuela Lalic réside à Montréal depuis 1997. Dans son travail, elle porte une attention particulière à l’aspect fonctionnaliste de notre système d’organisation sociale en tant que modèle de société. Pour créer l’effet d’une tension entre ce qui est individuel et collectif, elle utilise des objets, mobiliers et matériaux fonctionnels comme des indices de notre logique de vie. Par l’accumulation, il se trame une matière première à partir de laquelle elle élabore des mises en scène qui questionnent nos moments collectifs tout en indiquant des préoccupations d’ordre politique et écologique. Plus récemment, elle a réalisé des performances et des photographies qui questionnent son bagage culturel franco-serbe versus son immigration au Canada. Elle piste des points de tensions entre les différents états identitaiires qui la traversent pour les forcer, avec humour, à un dialogue au patriotisme décalé.
Originaire de La Pocatière dans le Bas St-Laurent, Ariane Lord détient un baccalauréat en Arts Visuels de l’Université du Québec à Montréal. Elle a obtenu une bourse de recherche et création du Conseil des Arts et Lettres du Québec, a participé à plusieurs résidences de création et a présenté son travail au Québec lors d’expositions collectives et individuelles. C’est d’abord en tant qu’artiste qu’elle s’est intéressée à Est-Nord-Est Résidence d’artistes, en y effectuant une résidence d’artiste de deux mois, puis y a été directrice de 2010 à 2015.
Alun Williams est un peintre britannique basé à New York. Son travail traite des notions de ressemblance et utilise l’appropriation aussi bien de taches accidentelles de peinture que de citations de l’histoire de l’art. Il a rejoint en 1993 le «Board of Directors» de l’Association Triangle à New York, une structure de résidences d’artistes dont il est l’actuel président. Il a également fondé et préside Triangle France à Marseille, une association qui a pour but de promouvoir la scène artistique contemporaine à travers une programmation de résidences, d’expositions, de performances, d’événements, de publication et la production de nouvelles œuvres. Il est actuellement directeur de la Parker’s Box qu’il a fondée en 2000 : un lieu d’exposition expérimental à Brooklyn. Il est professeur invité à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM pour l’année 2014-2015. Parmi les expositions de son propre travail en 2014 figurent sa dernière exposition personnelle, Spargentis à la Galerie Anne Barrault à Paris, ainsi que de nombreuses expositions de groupe par exemple à la galerie Pierogi à New York ; au Musée d’art moderne et contemporain de Nice en France ; à la Transition Gallery à Londres et à la Usher Gallery à Lincoln en Angleterre, puis au H-Project Space à Bangkok.
Date : Jeudi 19 mars 2015 à 12h40
Local : Local J-7130, Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Avec :
Cynthia Girard est artiste visuelle, poète et professeure à l’UQAM. Ses plus récentes expositions sont Unicorns and Dictators présentée à la Fondation Esker à Calgary, 2014, et À mes amies les licornes présentée à la Parisian Laundry en 2013.Son travail a été présenté au Canada, en Europe et aux États-Unis. Sa pratique, ancrée dans un univers pictural, crée des liens entre imaginaire, poésie et problématiques sociales.
Maryse Larivière a une pratique qui englobe, entre autres, la performance, la vidéo, la sculpture et l’écriture. Elle s’exprime sous forme de rêveries, d’analyses psychanalytiques, de réinterprétations d’oeuvres antérieures et de collaborations. Elle est doctorante au département Visual Arts à l’Université Western à London, où elle rédige son mémoire sur le roman d’artiste sans artiste. Poète et artiste, elle est l’auteure notamment des essais «The Parrot» (CMagazine, 2014), «Pressure Island» (The Lake, Art Metropole, 2014) et «In The Feuilleton – The Night of the Long Knife» (Rearviews II, 2014). Elle a également plusieurs projets artistiques en cours dont Where Wild Flowers Grow (Kunstverein Toronto, 2015), et L.S.D. – Love.Sex.Dreams: Your Delusion, My Reality (8/11 Gallery, 2015). Elle a été récemment exposée à la Parker Branch ( Londres), à Clint Roenisch (Toronto) et à la Cité des Arts (Paris).
Johanne Sloan est professeure au Département d’histoire de l’art de l’Université Concordia. Plusieurs de ses écrits se concentrent sur l’artiste Joyce Wieland : les essais “Joyce Wieland at the Border,” “Joyce Wieland and Michael Snow: Conceptual Landscape Art,”, le livre Joyce Wieland’s The Far Shore, et un livre d’art en ligne. Elle a codirigé la publication du livre interdisciplinaire Expo 67: Not Just a Souvenir (University of Toronto Press, 2010). Elle dirige présentement un projet de recherche subventionné par le CRSH intitulé Networked Art Histories: Assembling Contemporary Art in Canada, 1960s to the present.