Archives 2014

Automne

GRAEME PATTERSON
Présentation conférencier : sculpture, installation
Date de la conférence : Mercredi 15 octobre 2014 à 12h45
Lieu : R-M120
Adresse : 315, rue Sainte-Catherine Est
Pour plus d’information :
http://galerie.uqam.ca/fr/expositions/a-venir.html
Les partenaires :
Galerie de l’UQAM
Faculté des arts de l’UQAM
EAVM
Conférence disponible sur Vimeo

Entrée libre

Graeme Patterson est originaire de Saskatoon et vit actuellement à Sackville au Nouveau-Brunswick. Sa pratique a débuté par une exploration autodidacte de l’animation image par image, et s’est étendue au montage de grandes installations de sculptures constituées de modèles réduits mariant animations, robotique, son, musique et divers éléments interactifs. L’artiste construit des mondes ludiques peuplés de petites figurines explorant les thèmes universels de la nostalgie, de l’enfance et de la perte. Il cherche à développer une réalité alternative qui stimule la réflexion et l’engagement autour de récits fictifs à la fois naïfs et complexes.

Finaliste représentant la région de l’Atlantique au prix Sobey 2014, il a également remporté le Prix chef-d’œuvre de la Lieutenante-gouverneure de la Nouvelle-Écosse en 2009, a été nominé pour un prix JUNO en 2011 et a gagné le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton en arts médiatiques du Conseil des arts du Canada en 2012. L’artiste détient un baccalauréat en art du Nova Scotia of Art and College et ses œuvres ont été exposées sur les scènes nationale et internationale, notamment à la Art Gallery of Nova Scotia en Nouvelle-Écosse (2014), à la Galerie Simon Blais à Montréal (2009), à la Eli Klein Fine Art Gallery à New-York (2007), de même que dans le cadre de la Biennale de Montréal (2007).

La conférence de Graeme Patterson sera donnée à l’occasion de la présentation de Secret Citadel à la Galerie de l’UQAM du 23 octobre au 6 décembre 2014. Une exposition majeure de l’artiste qui fait l’objet d’une tournée sur la scène canadienne, et qui est coproduite par la Art Gallery of Hamilton et le Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse. Patterson y explore avec inventivité et nostalgie le thème de l’amitié, et ce, de l’enfance au difficile passage à l’âge adulte. Résultat de cinq années de travail, ce récit en partie autobiographique présente l’évolution de l’amitié d’un bison et d’un cougar anthropomorphiques, unis par le jeu ou déchirés par la maladresse. L’exposition met en scène quatre grandes installations composées de mondes miniatures représentant chacun une étape de la vie des deux protagonistes. Le spectateur y découvre des animations relatant l’histoire du cougar et du bison, c’est-à-dire de Patterson et de son ami d’enfance qu’il a perdu de vue depuis. En créant ces dispositifs, l’artiste souhaite transporter le spectateur dans un univers parallèle où ses expériences et ses souvenirs personnels s’entremêlent à la fiction.  De plus amples informations se trouvent sur son site Internet www.graemepatterson.com.

RICHARD IBGHY ET MARILOU LEMMENS
Présentation conférencier : Vidéo, performance, installation
Date de la conférence : Mercredi 5 novembre 2014 à 12h45
Lieu : A-M 204
Adresse : 400, rue Ste-Catherine Est, Métro Berri-UQAM
Pour plus d’information : http://ibghylemmens.com
Les partenaires :
Musée d’art contemporain de Montréal
Biennale de Montréal
Faculté des arts de l’UQAM
VOX Centre de l’image contemporaine
EAVM
Conférence disponible sur Vimeo

Entrée libre

Richard Ibghy et Marilou Lemmens vivent et travaillent à Montréal et à Durham-Sud, Québec. Ensemble, ils ont développé une pratique collaborative qui combine une approche concise de la forme et la construction de l’œuvre d’art et un désir de rendre les idées visibles. Utilisant une grande variété de média dont la vidéo, la performance et l’installation, leur travail explore les dimensions matérielles, affectives et sensorielles de l’expérience qui ne peuvent être complètement traduites en signes ou en systèmes. Depuis plusieurs années, les artistes développent des projets qui examinent la façon dont la logique de l’économie infiltre les aspects les plus intimes de la vie.

Leur travail a été présenté au 27e Images Festival (Toronto, 2014), à la Manif d’art 7: biennale de Québec (Québec, 2014), à La Filature, Scène Nationale (Mulhouse, France, 2013-14), au Henie Onstad Kunstsenter (Høvikodden, Norvège, 2013), et à la 10e Biennale de Sharjah (Sharjah, E.A.U., 2011). Leurs œuvres ont récemment fait l’objet d’expositions individuelles à Trinity Square Video (Toronto, 2014), Monte Vista Projects (Los Angeles, 2012) et à la G Gallery (Toronto, 2012).

La conférence de Richard Ibghy & Marilou Lemmens sera donnée à l’occasion de la Biennale de Montréal (2014) dans laquelle les artistes présentent deux œuvres majeures.

Présenté au Musée d’art contemporain de Montréal, The Prophets (2013-14) consiste en une table faisant treize mètres de long où sont exposés des graphiques, des diagrammes et des maquettes de fortune, réalisés à partir de matériaux ménagers ordinaires (ficelle, tiges de bambou, fil métallique, acétates et ainsi de suite). Non dépourvues d’humour et d’ironie, les quatre cents petites sculptures, qui s’inspirent de connaissances puisées dans des revues académiques et scientifiques, cherchent à prédire le comportement humain en analysant des interactions entre travail, consommation, production, épargne, investissements, crédit et plus encore. La fragilité des sculptures et le ton des sarcasmes et jeux de mots écrits à la main sur leurs étiquettes individuelles traduisent un scepticisme quant à la véracité des sources de même qu’une compréhension de la fugacité des modèles scientifiques ou économiques.

Présenté au Centre de l’image Vox, The Golden USB (2014), donne forme à l’idée d’une capsule commerciale interstellaire et s’inspire du disque Golden Record placé à bord des sondes spatiales Voyager 1 et 2. Présentée sous verre, une clé USB en or massif contient un catalogue commercial des marchandises et services terrestres disponibles et pouvant être offerts en échange de marchandises et services venus de l’espace. La logique qui sous-tend l’organisation du catalogue est visible grâce à un graphique, alors que le contenu de la clé se révèle dans une abondance de mots dits et d’images projetées. Ce vaste projet de recherche explore les inquiétudes contemporaines concernant la marchandisation de la Terre et la commercialisation de la vie.

Présentée en collaboration avec La Biennale de Montréal et VOX centre de l’image contemporaine, la faculté des arts et l’école des arts visuels et médiatiques de l’UQAM dans le cadre de BNLMTL 2014: L’avenir (looking forward).

TABLE RONDE - L'ART DE S'EXPOSER... CONTENUS ILLICITES – PROJETS CONTROVERSÉS
Date de la conférence : Mercredi 26 novembre 2014 à 12h45
Lieu : J-7130, UQAM
Adresse : 400, rue Ste-Catherine Est, Métro Berri-UQAM
Présentation de la conférence : Les artistes sont en quête de vérité, leurs œuvres fonctionnent parfois en mode résistance ou proposent des alternatives ; mais sur quelles bases peuvent-ils contribuer à la mission universitaire ? Les étudiants comme les professeurs en art veulent faciliter la liberté d’expression en classe ou lors d’expositions, et ce, dans un souci constant du respect des idéaux démocratiques. Qu’arrive-t-il lorsque ces idées, pratiques ou projets artistiques rencontrent, confrontent les diverses contraintes politico-économiques, médiatiques ou idéologiques ?
Les partenaires :
Faculté des arts de l’UQAM
EAVM

Entrée libre

Julie Lavigne est historienne de l’art et professeure au Département de sexologie de l’UQÀM. Elle vient de publier l’ouvrage La traversée de la pornographie aux éditions du Remue-ménage.  Elle a aussi dirigé un numéro de la revue Globe sur les représentations de la sexualité au Québec et publié dans Symposium, Protée, les ateliers de l’éthique et Recherches féministes sur la représentation de la sexualité, la pornographie, l’art contemporain, les théories féministes et sur le genre.

David Tomas est artiste et anthropologue. Il est l’auteur de nombreux articles et de six livres dont Beyond the Image Machine: A History of Visual Technologies  (2004), A Blinding Flash of Light: Photography Between Disciplines and Media (2004) et Transcultural Space and Transcultural Beings (1996). Tomas est professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal.

Simon Labrecque est stagiaire postdoctoral à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa. Ses recherches actuelles portent sur l’importance de la figure de l’amateur dans le bio-art. Sa thèse de doctorat développait la notion d’esthétiques de la politique. Il a par ailleurs travaillé sur les usages des concepts de micropolitique et de performativité dans le champ de l’art action. Il est membre du comité éditorial de la revue Trahir.

Isabelle Hayeur vit et travaille à Rawdon. Artiste de l’image, elle est connue pour ses montages numériques grands formats, ses vidéos et ses installations in situ. Son travail se situe dans la perspective d’une critique écologique, urbanistique et sociale. Elle s’intéresse particulièrement aux sentiments d’aliénation, de déracinement et de dislocation. Ses œuvres ont été présentées dans le cadre de nombreuses expositions et festivals.

Christine Major a réalisé une vingtaine d’expositions individuelles au Canada parmi lesquelles Vivarium, en 2004, présentée dans la salle Zone-Libre au Musée des Beaux-arts de Montréal. Ses œuvres font partie de plusieurs collections incluant celles du Musée national des beaux-arts de Québec, du Musée des beaux-arts de Montréal, de la Banque Nationale du Canada et d’Hydro-Québec.

Hiver

MARIA HUPFIELD
Date de la conférence : Mercredi 15 janvier 2014 à 12h40
Lieu : Local R-M120, UQAM
Adresse : 400, rue Ste-Catherine Est, Montréal, Metro Berri
Présentation de la conférence : Maria Hupfield est une artiste canadienne d’origine autochtone qui utilise la sculpture, l’installation et la performance pour explorer des formes non occidentales de connaissance et de représentation du territoire, de la mémoire et de la communauté. Elle est originaire de la communauté anishnaabe et est membre de la Première Nation Wasauksing en Ontario.
Pour plus d’information : http://www.mariahupfield.wordpress.com
Les partenaires :
Faculté des arts de l’UQAM
Galerie SBC
Cercle des premières nations de l’UQAM
Programme d’intégration des chargées et chargés de cours
EAVM
Conférence disponible sur Vimeo

Entrée libre

Dans ses performances, elle accorde un intérêt particulier à la culture et à l’esthétique autochtones, à la tradition orale, ainsi qu’à la place du spectateur. Sa performance « Contain That Force: 7 Solo Acts » (2013) a été présentée dans le cadre de l’exposition Sakahan : International Indigenous Art (2013) au Musée des beaux arts du Canada d’Ottawa. À la Accola Griefen Gallery à New York, elle dialoguait avec les peintures de l’artiste amérindienne Jaune Quick-to-See Smith au travers de la performance « All is Moving » (2013). Elle a aussi participé à A Conversation on Performance Art : Women Redrawing/Performance (2013), organisée par The Feminist Art Project à SOHO20, New York.

Elle a exposé, entre autres, au Musée McCord à Montréal (2013), au Museum of Art and Design de New York (2012), à la Vancouver Art Gallery (2012), à la Power Plant Contemporary Art Gallery de Toronto (2012) et a participé à de nombreux événements comme le 7a*11d International Performance Festival (2012). Son travail performatif figure dans le numéro d’hiver 2013 de Black Flash Magazine et son projet collaboratif de cartes postales « From the Moon to the Belly » avec Laakkuluk Williamson est présenté dans l’édition « North » de Fuse Magazine.

Elle détient une maîtrise en sculpture de l’Université York et a obtenu un baccalauréat en art et en histoire de l’art de l’Université de Toronto et du Collège Sheridan. Elle a enseigné à l’Université York, à l’Université de Toronto, au Emily Carr Institute of Art + Design à Vancouver, et a entrepris l’élaboration du programme d’études des arts autochtones traditionnels à la White Mountain Academy for the Arts en Ontario. Elle vit actuellement à Brooklyn.

Son travail est inclus dans l’exposition Beat Nation : art, hip-hop et culture autochtone au Musée d’art contemporain de Montréal jusqu’au 5 janvier 2014 et sera présenté dans l’exposition collective Stage Set Stage à SBC-galerie d’art contemporain jusqu’au 22 février 2014. Une performance de l’artiste aura lieu le vendredi 17 janvier à 18 h, suivie d’une conversation avec Anne-Marie St-Jean Aubre et cheyanne turions, commissaire en résidence à SBC.

TRIS VONNA-MICHELL
Date de la conférence : Mercredi 29 janvier 2014 à 12h40
Lieu : Local R-M120, UQAM
Adresse : 315, rue Ste-Catherine Est, Montréal, Metro Berri
Présentation de la conférence : Tris Vonna-Michell est un artiste conteur. Il élabore des histoires raffinées qu’il performe à un rythme extrêmement rapide dans des installations où récits, compositions sonore et projections d’images s’entremêlent. Ses rêveries vocales tissent des fils entre souvenirs personnels, documents historiques et fictions. Elles s’organisent en un récit hétérogène issu autant d’un travail d’investigation complexe que de rencontres fortuites.
Les partenaires :
Fonderie Darling
Programme d’intégration des chargées et chargés de cours
Faculté des arts de l’UQAM
VOX Centre de l’image contemporaine
EAVM

Entrée libre

Ses installations ressemblent souvent à des ensembles de fortune, où de simples cloisons, des tables en bois ou des vitrines font office de décor pour du matériel obsolète (magnétophones, projecteurs de diapositives, tourne-disques) et des objets banals (cure-dents, boîtes d’œufs, miettes de biscuits). Pourtant, quels que soient les sujets particuliers auxquels il prête sa voix et consacre ses installations, l’objet véritable de son travail est peut-être toujours et invariablement l’Histoire.

La performance Hahn/Huhn (2004-07), par exemple, raconte l’histoire de disparitions mystérieuses dans les tunnels de la Anhalter Bahnhof, une gare désaffectée de Berlin qui a été tour à tour un lieu stratégique pour la déportation des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale et un enjeu important du conflit entre Est et Ouest pendant la Guerre froide. Le débit de parole de Vonna-Michell dans cette performance est trop rapide pour que le texte soit saisi, suggérant par là la puissance de la rumeur et notre incapacité à vraiment connaître l’histoire. Pour l’installation Studio A (2008), créée pour le Kunst-Werke Institute for Contemporary Art à Berlin, Vonna-Michell travaille de nouveau sur la nature fragmentaire de la mémoire historique en se concentrant cette fois sur l’effondrement postindustriel de Detroit, dont l’artiste explore les parallèles avec l’histoire de Berlin.

Vonna-Michell est né en 1982 en Angleterre. Il a participé à un nombre considérable d’événements depuis l’obtention de son diplôme à la Glasgow School of Art en 2005. Ses œuvres sont notamment présentes dans les collections de la Tate Modern, de la Hamburger Kunsthalle, du San Francisco Museum of Modern Art ou du Centre national des arts plastiques à Paris. En 2008, il a été lauréat du Baloise Art Prize et du Ars Viva Prize.

L’artiste sera en résidence à la Fonderie Darling de janvier à juin 2014 et son travail sera exposé à VOX Centre de l’image contemporaine du 7 février au 12 avril 2014.

SONNY ASSU
Date de la conférence  : Mercredi 12 février 2014 à 12h40
Lieu : Local R-M120, UQAM
Adresse : 315, rue Ste-Catherine Est, Montréal, Metro Berri
Présentation de la conférence : Sonny Assu est un artiste multidisciplinaire qui fusionne l’iconographie autochtone avec l’esthétique de la culture populaire afin de remettre en question les valeurs sociales et historiques qu’on leur attribue. Il fait appel à la peinture, à la sculpture et aux nouveaux médias.
Pour plus d’information : http://www.sonnyassu.com
Les partenaires :
Département d’histoire de l’art de l’UQAM
Programme d’intégration des chargées et chargés de cours
Faculté des arts de l’UQAM
EAVM
Conférence disponible sur Vimeo

L’artiste est un Laich-kwil-tach (Kwakwaka’wakw) de la Première Nation Weka’yi (Cap Mudge). Considéré à l’avant-garde de la création contemporaine pour son œuvre « 1884/1951 », Sonny Assu continue de remettre en cause la perception de l’art autochtone et les préjugés qui l’entourent.

Dans son travail sur ses origines métissées, il s’approprie et transforme des articles de consommation courante et de la culture populaire. S’intéressant de près aux questions liées aux Premières Nations ainsi qu’aux images de marque et aux nouvelles technologies, il traverse de nombreuses frontières et disciplines.

Ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses expositions individuelles et collectives, notamment Don’t Stop Me Now au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa (2012), Decolonize Me à la Galerie d’art d’Ottawa (2011), Alternorthern au LAB à San Francisco (2010), How Soon Is Now à la Vancouver Art Gallery (2009), Comic Relief au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa (2008), Changing Hands : Art Without Reservation au Museum of Arts and Design de New York (2008), ainsi que Beat Nation : art, hip-hop et culture autochtone au Musée d’art contemporain de Montréal (2013-14).

Sonny Assu est diplômé de la Emily Carr University of Art + Design de Vancouver (2002) et a étudié à la Kwantlen Polytechnic University en Colombie-Britannique (1999). Il a reçu le BC Creative Achievement Award in First Nations art en 2011. Il vit actuellement à Montréal.

Cette conférence est organisée en collaboration avec le séminaire sur l’art contemporain autochtone donné par Jean-Philippe Uzel (département d’histoire de l’art de l’UQAM), dans le cadre du doctorat interuniversitaire en histoire de l’art.

ESTHER SHALEV-GERZ
Date de la conférence  : Mercredi 5 mars 2014 à 12h40
Lieu : Local R-M120, UQAM
Adresse : 315, rue Ste-Catherine Est, Montréal, Metro Berri
Présentation de la conférence : Depuis plus de vingt ans, Esther Shalev-Gerz développe une œuvre centrée sur les questions liées à la construction de la mémoire, à la démocratie et aux politiques de l’espace public.
Pour plus d’information : http://www.shalev-gerz.net/
Les partenaires :
Galerie de l’UQAM
Programme d’intégration des chargées et chargés de cours
Faculté des arts de l’UQAM
EAVM

Ses installations, ses monuments commémoratifs, ses photographies et ses vidéos interrogent la relation du vécu avec le récit qu’on en fait. La réinterprétation de l’histoire qui s’y opère s’ancre fermement dans le présent à travers un dialogue continu avec des protagonistes qui deviennent acteurs des projets. Il peut s’agir de collaborations avec les habitants d’un site spécifique ou avec les témoins d’un événement particulier qui mettent l’accent sur leur mémoire, leurs récits, leurs opinions et leurs expériences. L’œuvre d’Esther Shalev-Gerz est une investigation permanente de temporalités différentes, d’espaces transitionnels et de la transformation des identités, des lieux et des histoires, qui prend acte, critique et participe à notre compréhension des fonctions sociales et de l’importance de la pratique artistique.

Son œuvre s’inscrit dans l’espace public, tel le Monument contre le fascisme de Hambourg (1986-1993) réalisé avec Jochen Gerz, une colonne de 12 mètres de haut qui s’enfonçait progressivement dans le sol à mesure que les passants la couvraient d’inscriptions contre le fascisme. Dans son œuvre, elle s’intéresse particulièrement à l’articulation des mémoires collective et individuelle à travers la parole des participants jusque dans leur silence. Dans l’installation permanente First Generation (2004) au centre multiculturel Botkyrka à Stockholm, elle enregistre d’abord des nouveaux arrivants en Suède répondant à quatre questions : qu’avez-vous perdu ? qu’avez-vous trouvé ? qu’avez-vous reçu ? qu’avez-vous donné ? Puis, elle les filme, alors qu’ils écoutent leurs propres réponses. Elle filme le temps de la conscience, du vécu à l’épreuve des espoirs.

Esther Shalev-Gerz est née en Lituanie, a grandi en Israël et s’est installée à Paris en 1984. Elle vit et travaille à Paris, Göteborg et Vancouver. Elle est actuellement professeure à l’Ecole des beaux-arts du Valand à l’université de Göteborg. Ses œuvres se trouvent dans de nombreuses collections publiques comme le Fonds régional d’art contemporain de Bretagne, le Skissernas Museum Lund en Suède, la Collection d’art contemporain de la Ville de Marseille, la Manufacture des Gobelins à Paris, le Mémorial de Buchenwald en Allemagne, la Maison européenne de la photographie à Paris, The Wolfsonian-FIU Miami Beach aux Etats-Unis, le Musée d’Israël à Jérusalem ou encore le Musée des beaux-arts de Lausanne où a eu lieu sa rétrospective Entre l’écoute et la parole en 2012-2013.

Son exposition La mémoire en mouvement sera présentée à la Galerie de l’UQAM du 7 mars au 12 avril 2014. Le vernissage aura lieu le jeudi 6 mars à 17 h 30. Produite par la Kamloops Art Gallery et réunissant des œuvres majeures de l’artiste, l’exposition est la première présentation individuelle de son travail au Canada.

DANIEL OLSON
Date de la conférence : Mercredi 26 mars 2014 à 12h40
Lieu : Local R-M120, UQAM
Adresse : 315, rue Ste-Catherine Est, Montréal, Metro Berri
Présentation de la conférence : Le travail de Daniel Olson s’étend sur plus de vingt ans. Sa pratique interroge le rôle de l’artiste au sein de son travail et la notion d’identité, qui est altérée par la relation à l’autre. Olson met en scène un univers tout à fait singulier où les renvois multiples à la culture populaire et à sa vie personnelle voisinent avec ceux d’une culture visuelle puisée notamment dans le cinéma, la photographie et la littérature. De ces explorations se dégage une œuvre éclectique qui prend la forme d’installations, d’objets, de livres d’artiste, de photographies, de vidéos, de pièces sonores et de performances. Le plaisir accordé aux mots, aux jeux de langage, et au processus de création teinte l’esthétique des œuvres.
Les partenaires :
FIFA
Programme d’intégration des chargées et chargés de cours
Faculté des arts de l’UQAM
EAVM

Les références à l’histoire culturelle sont multiples dans son travail. Dans l’installation Cheap Tricks (2010), Olson construit une scénographie inspirée à la fois de Jouets et confiseries de Georges Méliès et du stand de psychiatrie du personnage fictif Lucy dans la bande dessinée Peanuts. Dans The Mad Hatter (2012), l’artiste propose une série d’autoportraits photographiques où il apparaît déguisé en clown coiffé d’une tour de chapeaux. Les sources de cette œuvre sont autant personnelles qu’historiques, avec notamment le collage The Hat Makes the Man de Max Ernst (1920) ou le portrait de Charlie Chaplin par Edward Steichen (1925). Dans la vidéo Breakaway (2012), il réinterprète One and Three Chairs (1965) de Joseph Kosuth. L’image fixe de Kosuth devient ici œuvre audio-vidéo avec une finale fracassante. L’un des trois degrés de cette chaise – sa définition tirée d’un dictionnaire – est remplacé par la définition française du mot «chair». L’astuce langagière donne à l’œuvre tout son sens, sa nature faussement ferme et inébranlable : les icônes peuvent aussi s’écrouler.

Né en Californie en 1955 de parents canadiens, Daniel Olson a étudié en mathématiques et en architecture avant d’obtenir un baccalauréat en arts visuels au Nova Scotia College of Art and Design à Halifax en 1986 et une maîtrise en arts visuels à la York University à Toronto en 1995. Il a exposé à travers le Canada et à l’étranger, notamment à la Contemporary Art Gallery (Vancouver), au Musée des beaux-arts de l’Ontario (Toronto), au Musée national des beaux-arts du Québec (Québec), à la Galerie Optica (Montréal) et au Centre culturel canadien à Paris (France). Son travail est documenté dans plusieurs catalogues comme Small World (Cambridge/Lethbridge/Sackville, 2000) ou Beside Myself/Hors de moi (Sainte-Hyacinthe, 2010). Depuis 1992, Olson a réalisé de nombreuses publications d’artistes, dont la plupart sont disponibles chez Art Metropole à Toronto, qui a également publié The Outline of History (2004) et Sixty-Nine (2005). Depuis 2001, Daniel Olson vit et travaille à Montréal. Il est le récipiendaire du Prix Louis-Comtois 2009.

Deux de ses vidéos seront présentées au Festival International du Film sur l’Art (FIFA) à la Cinémathèque québécoise : Breakaway, diffusée le 22 mars à 16 h dans le cadre du programme Perspectives 1 ; Heisenberg’s Cat, le 23 mars à 18 h 30 dans le cadre du programme Perspectives 2 ; commissaire : Nicole Gingras.