Archives 2018

Automne 2018

TAYSIR BATNIJI

jeudi 27 septembre 2018
de 17 h 45 à 18 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-7170, situé au 7e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Partenaire : Galerie de l’UQAM

Mots-clés : diplopie, mémoire, exil, mise en abyme, photographie

De passage à Montréal dans le cadre de sa participation à l’exposition Soulèvements, Taysir Batniji présentera l’évolution de son parcours artistique ainsi qu’une sélection d’œuvres qui documentent de manière sensible une réflexion sur le déplacement et la construction identitaire. L’artiste vit et travaille entre la France et la Palestine. Dans cet entre-deux géographique et culturel, il développe une pratique artistique pluridisciplinaire qui puise son inspiration dans son parcours biographique, mais aussi dans l’actualité et l’histoire. Axé sur les thèmes de l’exil, de la disparition et de la mémoire, son travail sur l’image, photo et vidéo, propose un regard poétique, distancié, parfois grinçant, sur la réalité.

Né en 1966 à Gaza, Palestine, Taysir Batniji a étudié l’art à l’université nationale An-Najah de Naplouse, avant de poursuivre sa formation à l’École nationale des Beaux-Arts de Bourges en 1995. Ses œuvres ont été largement diffusées sur la scène internationale, notamment à la Biennale de Venise, au Martin-Gropius-Bau (Berlin), au Kunsthalle (Vienne), au Witte de With (Rotterdam), au Victoria and Albert Museum (Londres). Cette conférence sera aussi l’occasion de présenter son dernier projet, Home Away From Home, exposé aux Rencontres de la photographie à Arles, en France.

Commissariée par Georges Didi-Huberman, l’exposition Soulèvements est présentée à la Galerie de l’UQAM et à la Cinémathèque québécoise à l’automne 2018. Elle est organisée et mise en circulation par le Jeu de Paume, Paris. Une présentation des artistes Taysir Batniji, Dominique Blain et Gabor Szilasi aura lieu le mercredi 26 septembre 2018, de 17 h 30 à 19 h, à la Galerie de l’UQAM (En français). Entrée libre.

Voir la vidéo de la conférence de Taysir Batniji

ENRIQUE RAMIREZ

Imágenes que viajan amarradas a preguntas
Images qui voyagent attachées à des questions

jeudi 4 octobre 2018
de 12 h 45 à 13 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-7170, situé au 7e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Partenaire : Galerie de l’UQAM

Mots-clés : vidéo, photographie, récits, flux migratoires

Le Programme ICI est heureux de poursuivre sa collaboration avec la Galerie de l’UQAM en accueillant l’artiste Enrique Ramírez qui présente une œuvre vidéo, Cruzar un muro (2013), dans l’exposition Soulèvements. Selon Ramírez, les vastes paysages qui émaillent son œuvre sont conçus comme des espaces géopoétiques destinés à l’imagination, des territoires ouverts à la vision et à la déambulation. L’artiste propose des images d’une fascinante beauté qui questionnent notre monde et ses flux migratoires. Inspiré par l’élément maritime, entre autres, et son triste rôle dans l’histoire politique chilienne, son travail empreint de poésie combine la vidéo, la photographie et les installations. Multipliant les références géographiques et his­toriques, Enrique Ramírez affectionne les récits à tiroirs, les fictions chevauchant les pays et les époques, les mirages entre songe et réalité.

Né en 1979 à Santiago, au Chili, Enrique Ramírez vit et travaille à Paris ainsi que dans sa ville natale. Il y a étudié la musique populaire et le cinéma avant de rejoindre, en 2007, Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains à Tourcoing, en France. En 2013, il a remporté le Prix Découverte des Amis du Palais de Tokyo à Paris et, en 2014, celui de la foire Loop à Barcelone. Il était invité par Christine Macel à participer à l’exposition Viva Arte Viva à la Biennale de Venise en 2017.

enriqueramirez.net
projetocean.com

Commissariée par Georges Didi-Huberman, l’exposition Soulèvements est présentée à la Galerie de l’UQAM et à la Cinémathèque québécoise à l’automne 2018. Elle est organisée et mise en circulation par le Jeu de Paume, Paris. Une présentation des artistes Enrique Ramírez, Véronique O’Leary et Étienne Tremblay-Tardif se tiendra le mercredi 3 octobre 2018, de 17 h 30 à 19 h, à la Galerie de l’UQAM (en français). Entrée libre.

Voir la vidéo de la conférence d’Enrique Ramírez

ANDRÉE MARTIN

Série Tête à Tête

Au cœur du son

jeudi 18 octobre 2018
de 17 h 45 à 18 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-7170, situé au 7e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Partenaires : Département de danse UQAM LAVI (Laboratoire arts vivants interdisciplinaires) Hexagram-UQAM

Mots-clés : dhrupad, film, corporéité, transversalité

Par cette conférence, Andrée Martin nous invite à refaire le voyage qui l’a menée à réaliser un film, Le pouvoir du son (2017). La chercheuse et praticienne en danse a cherché à comprendre les fondements du dhrupad, une tradition musicale et philosophique millénaire hindoue, en établissant des liens avec des pratiques contemporaines en arts médiatiques et en danse. Il s’agit d’une expérience, tout autant qu’une vision du corps et de l’être, afin de mieux saisir ce qui anime le dhrupad : force de création, force d’émission et de transformation. Ce voyage, humain et artistique, prend la forme d’une traversée rythmée qui permet de plonger littéralement au plus profond de l’être humain et de sa capacité à créer, à transformer et à être transformé.

Andrée Martin mène depuis vingt-cinq ans une recherche interdisciplinaire sur le corps et ses multiples expressions. Professeure au Département de danse de l’UQAM, elle est fondatrice du Laboratoire arts vivants interdisciplinaires (LAVI, subventionné par la Fondation canadienne pour l’innovation) et membre d’Hexagram-UQAM, le centre de recherche en arts médiatiques. Ses recherches-créations touchent à la transversalité en art et se rapportent à la danse, au chant, au cinéma et aux arts visuels. Depuis 2006, elle travaille à un Abécédaire du corps dansant, un projet d’envergure subventionné par les fonds de recherche universitaires (CRSH et FRQSC) menant à une suite d’essais littéraires et scéniques sur le corps dansant présentés à l’international. Scénariste et réalisatrice, elle a signé Le pouvoir du son (2017), Danser Perreault (2003) et Sans titre rouge (1999). Elle a également publié une cinquantaine d’articles en France, en Allemagne, en Belgique sur la danse et la question complexe du corps.

Voir la vidéo de la conférence d’Andrée Martin

ILAN LIEBERMAN ET OMAR BARQUET

Sur les traces de l’art actuel mexicain

jeudi le 1er novembre  2018
de 12 h 45 à 13 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-7170, situé au 7e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Partenaires : Arprim, centre d’essai en art imprimé, CIRCA art actuel et Galerie B-312

La conférence se tiendra en espagnol avec traduction française

Mots-clés : documentaire, interdisciplinarité, musique

Le Programme ICI est ravi d’accueillir les artistes Ilán Lieberman et Omar Barquet dans le cadre de leur passage à Montréal pour l’exposition Gráfica abierta : Rutas expansivas en la gráfica mexicana.

Le travail d’Ilán Lieberman emprunte autant à l’art imprimé qu’au documentaire et puise son inspiration dans des annonces issues de brochures et de journaux. Il porte un regard critique sur les enjeux sociétaux provenant des quartiers chauds du Mexique, notamment sur la question de la prostitution et des peuples autochtones. L’artiste mettra en contexte la série de grandes empreintes, Foto real (photo réelle), ainsi que ses plus récents projets documentaires.

Omar Barquet présentera ses processus de recherche, en abordant les stratégies de travail qui l’ont conduit à une pratique artistique interdisciplinaire et collaborative, influencée par la musique, la poésie et son imaginaire particulier des Caraïbes mexicaines. Sa démarche nous amène à réfléchir sur la perception du temps et de la vie ainsi que sur les cycles de transformation du paysage et la nature chaotique de la pensée, en évoquant l’idée d’une pulsation dont l’intensité est changeante.

Ilán Lieberman (Mexico, 1969) vit et travaille à Mexico. Il a présenté son travail à la galerie de la Fondation du Prince Claus (Amsterdam), à la Salle d’Art public Siqueiros (Mexico), au Musée d’art d’El Paso (Texas) et au Musée de la ville de Mexico. Ses expositions collectives incluent des présentations au Musée d’Art moderne (Paris), au Centre international de photographie (New York), au Kunsthalle (Vienne), dans la Collection Jumex (Mexique), au Musée nordique de l’aquarelle (Suède) et au Palais des Beaux-Arts (Bruxelles). Il enseigne à l’École Nationale de Peinture, Sculpture et Gravure « La Esmeralda » (Mexico).

Omar Barquet (Chetumal, 1979) est diplômé de l’École Nationale de Peinture, Sculpture et Gravure « La Esmeralda », à Mexico, où il habite depuis 2000. Avec José Luis Landét, Agustin González et Moris, il a créé le collectif d’art Segundo Piso. Barquet a reçu plusieurs prix, dont la Bourse MACG – Bancomer Art actuel en 2009. Ses œuvres ont été choisies pour la Biennale de peinture du Musée Tamayo (Mexique). Son travail a été exposé au Mandragoras Art Space (New York), au Musée d’art contemporain de Mérida (Mexique), au KUNSTHALLE (São Paulo) et à la Galerie Christinger de Mayo (Zurich).

Présentée du 27 octobre au 1er décembre 2018 à Arprim, centre d’essai en art imprimé, à CIRCA art actuel et à la Galerie B-312, l’exposition collective Gráfica abierta: Rutas expansivas en la gráfica mexicana est commissariée par Santiago Pérez Garci, directeur du Musée National de l’Estampe (Mexico). L’exposition est organisée par Arprim, centre d’essai en art imprimé et CIRCA art actuel, en collaboration avec l’Institut National des Beaux-Arts (Mexique).

Voir la vidéo de la conférence d’Ilán Lieberman et d’Omar Barquet

DOMINIQUE FONTAINE

Si nous sommes d’ici… art et engagement

jeudi 8 novembre 2018
de 17 h 45 à 18 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-7170, situé au 7e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Mots-clés : recherche curatoriale, appartenance, activisme

Le Programme ICI est ravi d’accueillir Dominique Fontaine qui présentera sa pratique curatoriale et son parcours de commissaire en art contemporain. Sa conférence mettra en évidence le rôle que les expositions d’art contemporain jouent dans le développement d’une meilleure connaissance et d’une compréhension plus complexe de l’œuvre des artistes Noirs canadiens, d’ascendance africaine ou de la diaspora africaine. En prenant comme exemple l’exposition qu’elle a co-commissariée Nous sommes ici, d’ici : L’art contemporain des Noirs canadiens (Musée des beaux-arts de Montréal, 2018), elle discutera comment l’art contemporain permet d’aborder les questions pérennes de race, d’exclusion et d’appartenance sous un autre angle.

Dominique Fontaine a une connaissance approfondie de la scène internationale et nationale des arts visuels et numériques. Depuis 2013, elle collabore à titre de commissaire-consultante au programme Of Africa du Royal Ontario Museum (ROM) à Toronto. En 2013, elle était membre du jury international du Mémorial permanent en souvenir des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique aux Nations-Unies (New York). Au cours de l’année 2015, elle était commissaire en résidence à articule, où elle a mené une recherche sur les relations entre art, migration et représentation dans le contexte montréalais et des pratiques artistiques contemporaines par le biais des notions d’appartenance et des politiques d’appartenance. Diplômée en administration des arts et en arts visuels de l’Université d’Ottawa, Dominique Fontaine a poursuivi des études supérieures en conception et organisation d’expositions au centre d’art De Appel à Amsterdam, Pays-Bas. En 2005, elle fonde aposteriori, une structure à but non lucratif qui s’intéresse à la recherche curatoriale et à l’innovation dans les domaines de la documentation, du développement, de la production et de la promotion de diverses pratiques artistiques contemporaines. Parmi ses récents projets, mentionnons : Here We Are Here: Black Canadian Contemporary (Royal Ontario Museum, 2018), Dineo Seshee Bopape: and- in. the light of this._______ (Fonderie Darling, 2017), Repérages ou À la découverte de notre monde ou Sans titre (articule, 2016), Between the earth and the sky, the possibility of everything (Scotiabank Nuit Blanche Toronto, 2014).

Voir la vidéo de la conférence de Dominique Fontaine

BLANCA CASAS BRULLET

Un travail sans garanties

jeudi 29 novembre 2018
de 12 h 45 à 13 h 45
Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Local J-7170, situé au 7e étage
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Mots-clés : image, mots, traduction, tentative

Artiste en résidence au programme Pratique singulière de l’École des arts visuels et médiatiques, Blanca Casas Brullet présentera sa pratique qui intègre photographie, vidéo, dessin, sculpture et performance. Avec un souci constant porté aux processus de transformation, l’artiste catalane interroge la représentation et l’apparition de l’image. Son travail prête une attention particulière au langage, à la polysémie des mots, à la charge poétique que recèle la traduction d’une langue à l’autre et à l’étrangeté de la traduction littérale de certaines métaphores en images. Elle s’intéresse au travail de création en tant que lieu où l’artiste déploie un langage plastique pour tenter de « faire sens » tout en « faisant forme ». L’atelier, la table de travail et la page blanche deviennent ses dispositifs d’exposition. Débordements, coulures, froissements, trous et accrocs, accidents de parcours de la matière plastique en transformation s’inscrivent comme des motifs récurrents dans ses œuvres qui pointent vers la question de l’essai, de la tentative ou de l’inachevé pour devenir ainsi des formes critiques. Il s’agit donc, pour l’artiste, de faire image d’un travail qui peut être efficace ou inopérant, être performant ou pas, être productif comme vain. Un travail sans garanties.

Née à Mataró (Catalogne) en 1973, Blanca Casas Brullet vit entre Paris et Barcelone. Diplômée en Beaux-arts de l’Université de Barcelone (1996), elle a poursuivi sa formation à l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris (1999). À travers ses pièces qui prennent comme référence la forme de l’essai et du brouillon, elle cherche à rendre sensible la transformation du matériau, l’émergence de l’image, le balbutiement du sens. Elle montre son travail régulièrement dans des expositions individuelles et collectives, notamment Material Sensible (Galeria Rocio Santa Cruz, Barcelone, 2018), Architextures de paysage #1 (Château d’Oiron, France, 2017), Drôle de Trame (Le Fresnoy, Tourcoing, 2016) Réparer à l’endroit de l’accroc le tissu du temps (La Tôlerie, Clermont-Ferrand, 2015), Le corps invisible (Galerie Édouard Manet, Gennevilliers, France, 2014).

Voir la vidéo de la conférenc de Blanca Casas Brullet

Hiver 2018

RACHEL SUSSMAN
Titre : All the Time in the World
Date : Exceptionnellement le jeudi 18 janvier 2018, de 12h45 à 13h45
Lieu : local J-7120, situé au 7e étage du Pavillon Judith-Jasmin
Adresse : 
405, rue Sainte-Catherine Est, H2L 2C4
Partenaires : Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s
Conférence disponible sur Vimeo

La conférence se déroulera en anglais, avec traduction ponctuelle en français

Entrée libre.

Mots-clés : photographie, dessin, art, science, cosmos.

Rachel Sussman, une artiste basée à Brooklyn, donnera une conférence au Programme ICI, lors de sa participation à l’exposition de groupe PARALLAX-E  commissariée par Gentiane Bélanger à la Galerie d’art Foreman de Sherbrooke.

Encensé par la critique, The Oldest Living Things in the World est son projet mené sur dix ans pour lequel elle a photographié des organismes âgés de plus de 2000 ans sur six continents. Il s’agit d’une association entre l’art, la science et la philosophie donnant lieu à une exposition itinérante et un livre répertorié sur la liste des bestsellers du New York Times. En 2014, Sussman a commencé ses explorations artistiques du temps personnel et cosmique, de l’univers, de la nature, de la philosophie et de la beauté, grâce au soutien, entre autres, du laboratoire du Los Angeles County Museum of Art. L’œuvre de Sussman relève les défis d’une exploration artistique captivante selon une démarche scientifique et intellectuelle rigoureuse.

Artiste en résidence à l’Institut SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) en Californie, Sussman a fait ses études au Bard College et au New York School of Visual Arts. Son travail est diffusé aux États-Unis, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie et plus récemment au MASS MoCA, au New Museum Los Gatos en Californie et au Centre d’art Des Moines au Iowa. Elle a également donné deux conférences TED. rachelsussman.com

ANGELA KONRAD

Le Programme ICI lance sa nouvelle série Tête à Tête mettant en valeur les pratiques des enseignant.es de la Faculté des arts de l’UQAM.

Angela Konrad
avec Stéphanie Cardi, Philippe Cousineau, Marie-Laurence Moreau, Dominique Quesnel, Lise Roy

Titre : Transhumanisme et intelligence artificielle. Adaptation théâtrale de l’essai Les robots font-ils l’amour ?
Date : le mercredi 31 janvier de 12 h 45 à 13 h 45
Lieu : Cdex – Centre de diffusion et d’expérimentation de la maîtrise de l’ÉAVM
Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Adresse : Local J-R930 situé au rez-de-chaussée
405, rue Sainte-Catherine Est, H2L 2C4
Partenaires : École supérieure de théâtre, LA FABRIK, Usine C
Conférence disponible sur Vimeo 

Entrée libre
Nombre de places limité

Mots-clés : écritures scéniques, réécriture et théâtralisation de discours scientifique

Angela Konrad parlera de ses intérêts de recherche-création pour le transhumanisme et l’intelligence artificielle. Elle discutera de sa mise en scène et de l’adaptation de l’essai scientifico-philosophique Les robots font-ils l’amour ? d’Alexandre et de Besnier publié aux Presses Dunod en 2016. L’essai traite de questions brûlantes d’actualité, dont les activités scientifiques, technologiques et économiques de haute voltige qui sont en voie de révolutionner la vie humaine.

Singulière occasion, venez entendre les cinq comédien.nes de la pièce théâtrale qui seront sur place pour en lire un extrait.

Professeure à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM depuis 2012, Angela Konrad a immigré au Canada après avoir étudié et travaillé pendant une vingtaine d’années en Allemagne et en France autour de Shakespeare, Brecht et Heiner Müller. Elle crée à Montréal sa compagnie LA FABRIK qui se concentre sur la relecture de textes du répertoire et contemporains et d’écritures non dramatiques à la lumière d’interrogations critiques du monde actuel. Elle est artiste en résidence à l’USINE C.

Horaire des représentations de la pièce Les robots font-ils l’amour ? à l’USINE C  

FRANCYNE LORD

Titre : 
L’art public, plus loin et ailleurs.
Date : Mercredi 21 février 2018, de 12h45 à 13h45
Lieu : local J-7170, situé au 7e étage du Pavillon Judith-Jasmin
Adresse : 405, rue Sainte-Catherine Est, H2L 2C4, Métro Berri-UQAM
Soutien :   Université du Québec à Montréal (UQAM) • École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) • Faculté des arts • Fonds des professeurs de l’ÉAVM dédié au Programme ICI, géré par la Fondation de l’UQAM Doctorat en Études et pratiques des arts
Coresponsables du Programme ICI : Stephen Schofield et Gisèle Trudel
Conférence disponible sur Vimeo 

Entrée libre.

Figure de proue incontournable du milieu de l’art au Québec, Francyne Lord a joué plusieurs rôles clés dans le développement du Bureau d’art public de la Ville de Montréal qu’elle a mis sur pied en 1989 et dirigé jusqu’en 2016. Elle a su définir une voie distincte pour l’art public, entre le patrimoine centenaire de l’art dans l’espace public montréalais et le programme d’Intégration de l’art à l’architecture du Gouvernement du Québec. Elle a guidé son équipe dans l’élaboration de nouveaux projets novateurs d’intégration à la Collection existante de projets conçus en matériaux durables, ou encore dans le développement du mécénat afin de bonifier les investissements gouvernementaux.  Depuis sa retraite, elle est secrétaire de la Commission permanente d’art public de Culture-Montréal et elle est membre du Conseil des diplômés de la Faculté des arts de l’UQAM. Au plan international, elle poursuit sa recherche sur l’art public et s’intéresse aux diverses formes sous lesquelles il peut se matérialiser, ce dont elle discutera pendant sa conférence.

RAPHAËLLE DE GROOT
Date : le mercredi 14 mars 2018, de 12h45 à 13h45
Lieu : Cdex – Centre de diffusion et d’expérimentation de la maîtrise de l’ÉAVM
Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Adresse : Local J-R930 situé au rez-de-chaussée
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis), H2L 2C4
Partenaire : DHC/ART Fondation pour l’art contemporain
Conférence disponible sur Vimeo

Mots-clés : processus, terrain, situation, collection

Depuis une vingtaine d’années, la pratique artistique de Raphaëlle de Groot est de nature interdisciplinaire et axée sur le processus. Ses travaux en dessin, photo, vidéo, installation et performance se déploient fréquemment sur de longues périodes, tout en évoluant dans la durée et au gré des rencontres. Mues par l’expérimentation, les actions et traces des questionnements participent du mouvement qui active le changement, dans l’artiste et le milieu d’interaction. Son travail a fait l’objet de multiples présentations sur la scène montréalaise, canadienne et internationale, dont la Galerie de l’UQAM (2006), les journées d’ouverture de la 55e Biennale de Venise (2013) et Repères/Landmarks (2017). Diplômée de 2e cycle de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM en 2007, de Groot est également lauréate de plusieurs prix prestigieux (Pierre-Ayot, 2006 ; Graff, 2011 ; Sobey, 2012).

http://www.raphaelledegroot.net/

Le 11 mars prochain, le public est convié chez DHC/ART pour le Happening Conversation avec les restes, un geste collectif et participatif imaginé et animé par Raphaëlle de Groot qui marque la fin de L’offre en conserves, l’atelier de création conçu par l’artiste en lien avec l’exposition L’OFFRE. Sa proposition fait écho aux thèmes de prédilection de sa pratique : la participation d’individus et de communautés dans la production de traces et de récits, et les expériences humaines souvent invisibles, oubliées ou négligées.

Conversation avec les restes

dimanche 11 mars 2018, de 13 h à 17 h
DHC/ART
465, rue St-Jean, sous-sol
Montréal H2Y 2R5
Entrée libre

JESSICA SOFIA MITRANI
Titre :  Straight Jacket Curly Hair. Une pratique féministe non lissée.
Date : Mercredi 21 mars 2018, de 12h45 à 13h45
Lieu : local J-7170, situé au 7e étage du Pavillon Judith-Jasmin
Adresse : 405, rue Sainte-Catherine Est, H2L 2C4, Métro Berri-UQAM
Soutien :   Université du Québec à Montréal (UQAM) • École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) • Faculté des arts • Fonds des professeurs de l’ÉAVM dédié au Programme ICI, géré par la Fondation de l’UQAM Doctorat en Études et pratiques des arts
Coresponsables du Programme ICI : Stephen Schofield et Gisèle Trudel
Partenaire : 
La Centrale galerie Powerhouse
Conférence disponible sur Vimeo

Mots-clés : art vidéo, théâtralité, cinéma, identité

Jessica Sofia Mitrani
en conversation avec Helena Martin Franco

Straight Jacket Curly Hair. Une pratique féministe non lissée.

Artiste d’origine colombienne ayant immigré à New York en 1999, Jessica Sofia Mitrani est l’une des pionnières de l’art vidéo des Caraïbes colombien. Elle affiche ouvertement ses préoccupations féministes. Ses œuvres et films font l’objet d’une vaste diffusion aux États-Unis, en Europe et au Brésil, dont le Festival Oberhausen, PS1 et le Centre Pompidou.

En ce moment de révision des politiques sur l’intégration-inclusion dans le milieu culturel, la consolidation d’espaces d’écoute et de dialogue est une des clés pour la compréhension des intentions d’artistes ancrées simultanément dans plusieurs perspectives géographiques, politiques et sociales. Dans cette optique, Mitrani s’entretiendra avec Helena Martin Franco pour dresser un portrait de sa démarche artistique. Elles discuteront des sujets investis ainsi que des choix esthétiques et des stratégies narratives d’une pratique artistique féministe dite « non lissée ».

www.jessicamitranistudio.com

Helena Martin Franco, née en Colombie, vit et travaille à Montréal depuis 1998. Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, sa pratique féministe explore le métissage entre procédés artistiques, ainsi que l’hybridation entre techniques traditionnelles et nouvelles technologies.

VIS-À-VIS / VISIONNAIRES volet 1
Straight Jacket Curly Hair ; une perspective féministe non alignée en art contemporain
Projection publique d’une sélection d’œuvres de Mitrani
La Centrale galerie Powerhouse, 4296, boulevard Saint-Laurent (angle rue Marie-Anne) H2W 1Z3
mercredi 21 mars 2018, 19 h. Entrée libre.

VIS-À-VIS / VISIONNAIRES volet 2
Programmation vidéo de femmes artistes du Pacifique et des Caraïbes colombiens
Présentée par le Groupe intervention vidéo (GIV)
mercredi 11 avril 2018, 19 h, dans les locaux du GIV au 4001, rue Berri, local 105, H2L 4H2.

GIORGIA VOLPE
Titre : Tisser l’existant
Date : Mercredi 28 mars 2018, de 12h45 à 13h45
Lieu : Cdex – Centre de diffusion et d’expérimentation de la maîtrise de l’ÉAVM
Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Adresse : Local J-R930 situé au rez-de-chaussée
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis), H2L 2C4
Soutien :   Université du Québec à Montréal (UQAM) • École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) • Faculté des arts • Fonds des professeurs de l’ÉAVM dédié au Programme ICI, géré par la Fondation de l’UQAM Doctorat en Études et pratiques des arts
Coresponsables du Programme ICI : Stephen Schofield et Gisèle Trudel

Mots-clés : Action, matérialité, environnement, mémoire

Par les thématiques du parcours, de la mémoire, du corps et de l’identité, la démarche artistique de Giorgia Volpe est une exploration de relations dans divers environnements.  Ses interventions résultent d’une présence engagée née du dialogue et de l’espace habité. Sa pratique la conduit dans des expérimentations polymorphes (dessin, projets in situ, actions, installations, vidéos, photographies). Grâce à un processus qui regroupe gestes, répétitions et accumulations, l’artiste s’intéresse à la mémoire collective, le tissu social, les traditions et la transmission du savoir-faire. Les transformations générées par ces croisements deviennent des métaphores des relations humaines complexes, et mettent en lumière les multiples réseaux essentiels à l’action humaine.

Née à São Paulo (Brésil), Giorgia Volpe vit et travaille à Québec depuis 1998. Artiste multidisciplinaire, elle est titulaire d’un baccalauréat en arts visuels de l’Université de São Paulo et d’une maîtrise à l’Université Laval. Elle a réalisé de nombreuses expositions, des interventions publiques pérennes et éphémères ainsi que des résidences d’artistes au Brésil, à Cuba, au Canada, aux États-Unis, au Mexique, en Thaïlande, en Chine et en Europe.

www.giorgiavolpe.net