Archives 2020

Automne 2020

NOORAFSHAN MIRZA

Noorafshan Mirza

jeudi 1er octobre 2020
de 12 h 45 à 13 h 45
Tiohtià:ke | Montréal

EN LIGNE – GRATUIT
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La conférence se déroulera en anglais avec traduction ponctuelle en français.

Mots-clés : violence d’état, road movie, résistance, postpatriarcat, activisme, féminisme

L’équipe du Programme ICI a le plaisir d’accueillir l’artiste Noorafshan Mirza qui présentera une conférence portant sur le road movie féministe The Scar (2018) réalisé en duo avec l’artiste Brad Butler. Elle fera part des sources d’inspiration, des références, des pratiques de travail, des défis rencontrés au cours du projet et des pistes de réflexion qui ont surgi en cours de route. The Scar est présenté en installation jusqu’au 31 octobre à Dazibao.

The Scar (2018) croise ensemble différents ingrédients: conspiration, gangstérisme, film noir, politique, théorie du crash, fiction et réalité, dans une narration digressive et d’exploration de genres. Une voiture roulant à vive allure la nuit sur l’autoroute terminera sa course dans un accident fatal. Au fil de trois chapitres où se retrouvent les mêmes personnages, The Scar raconte l’histoire du point de vue de la passagère, Yenge, seule femme à bord. Tout au long de son parcours, sont révélés les systèmes corrompus qui détiennent le pouvoir. Nous explorons les moyens de « sortir » de la voiture et commençons à imaginer une société alternative qui n’est plus dominée par le patriarcat.

Le travail de Noorafshan Mirza et Brad Butler interroge les contradictions d’iniquité, de pouvoir, de privilège et de (non) participation par le biais d’une institution fictive : The Museum of Non-Participation (2008-2016). Dans leur collaboration, le duo a recours à une diversité de formes et de propositions: images en mouvement, installations, ateliers, œuvres sonores, texte et actions performatives. Faisant une distinction entre le travail réalisé « en » lutte et le travail réalisé « à propos » de la lutte, ils abordent une façon de penser la politique avec et au travers des corps. Mirza et Butler travaillent dans un contexte international et s’intéressent aux notions élargies de l’art qui touchent à des zones telles que la violence d’état et les disparitions forcées, les émanations du néolibéralisme et le corps des femmes comme lieux de résistance. www.mirza-butler.work

L’exposition The Scar du duo Butler/Mirza se tient à Dazibao du 11 septembre au 31 octobre 2020. Heures d’ouverture : 12h – 18h, du mardi au samedi. Entrée libre.
Mise en place de mesures sanitaires. Informations sur les oeuvres au moyen d’un QR sur place. Sur réservation, possibilité d’accès exclusif pour groupes, les matinées en semaine.

DOMINGO CISNEROS ET ANTOINETTE DE ROBIEN, en conversation avec Isabelle Miron
Domingo Cisneros et Antoinette de Robien, en conversation avec Isabelle Miron

Jeudi 22 octobre 2020, de 17 h 30 à 18 h 30, Tiohtià:ke | Montréal

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Mots-clés : marcher sans hâte, forêt, jardin de matériaux, vie, mort, survie, pharmacie naturelle, cycles longs, terrain ouvert.

Image : Image tirée du tournage de Les trois frères. Une vidéo avec Domingo Cisneros (Ælab et CREAF, 2020). Crédit photographique : Antoinette de Robien.

La pratique artistique de Domingo Cisneros est un art de (sur)vivre en nature qui va de pair avec la posture de chercheur indépendant qu’il a adoptée tôt dans sa vie. À contre courant des pratiques urbaines, l’immersion dans l’écosystème forestier qu’il propose implique une double responsabilité : à l’égard de l’habitat sauvage et des pratiques transformatrices. Dans ce milieu exigeant, le processus de création requiert quête incessante, divagations, contemplations et transformations. Lors du parcours militant de Cisneros, souvent porte-parole des causes autochtones, ce sont aussi des protestations, vociférations, clameurs et rages qui se manifestent dans diverses matérialités. Soucieux de secouer les esprits et de provoquer la matière, il appelle à transcender les usages traditionnels des cendres, écorces, graisses, viscères et autres restes animaux, minéraux et végétaux. Ses enseignements (décoctions, fabrication, tannage, fumage, teintures, etc.) rapprochent cycles de vie et de mort, recyclage organique et métamorphose symbolique. L’art et l’activisme de Cisneros répondent à l’actuel état du monde, à un engagement exemplaire envers la Terre, la spiritualité, la création et la guérison. Comment est-il possible d’apprendre à mieux vivre grâce à l’écosystème forestier ?

Pour tenter d’y répondre, Isabelle Miron s’entretiendra avec Domingo Cisneros et Antoinette de Robien à propos du livre La guerre des fleurs – Codex Ferus paru chez Mémoire d’encrier en 2016 et traduit de l’espagnol par Robien. Le livre nous plonge dans des expériences et des connaissances de la forêt qui sont à la portée de tous ceux qui souhaitent s’ouvrir à sa réalité fascinante et envoûtante. Dans un élan radical et fécond, Cisneros ne souhaite t-il pas nourrir l’humanité, au sens propre comme au figuré, de la forêt ?

Pour cette conférence/discussion, le Programme ICI est fier d’accueillir les invité.es en s’associant à la Chaire de recherche du Canada Médiane et au Réseau Hexagram dans le cadre de la première édition des Rencontres interdisciplinaires en plateforme Web et portant le titre Sympoïétiques : le partage de l’agir et de l’autonomie (https://rencontres.hexagram.ca/). C’est l’adresse où est également présenté le récent clip Les trois frères. Une vidéo avec Domingo Cisneros (Ælab et CREAF, 2020, 12 min.).


D’origine mexicaine, l’artiste, écrivain et chercheur Domingo Cisneros a joué un rôle de chef de file dans la montée d’un art engagé envers les défis que posent la crise écologique et le mouvement d’autodétermination des artistes autochtones contemporains au Canada. L’UQAM lui décerne un doctorat honoris causa en 2018. Franco-anglaise émigrée au Canada au début des années 1990, Antoinette de Robien est une écrivaine, traductrice et artiste multidisciplinaire. Elle est l’auteure de scénarios de longs métrages et de nouvelles. Ses écrits ont paru dans divers recueils et revues littéraires, des arts et du cinéma. Elle se consacre depuis vingt ans à faire connaître l’œuvre de Domingo Cisneros. Cisneros et Robien ont fondé le Groupe Territoire Culturel et le CREAF (Centre de recherche et d’expérimentation des arts forestiers) en l’an 2000.

Isabelle Miron est écrivaine, traductrice et professeure de création au département d’études littéraires de l’UQAM. Elle a notamment publié un roman, trois recueils de poésie et un essai. Elle a codirigé les collectifs Imaginaire du terrain vague (2019), J’écris fleuve (2015) et L’expérience américaine du corps. Sens et sacré en littérature québécoise moderne (2012). Elle vient de terminer le projet de recherche-création Récit nomade (recit-nomade.uqam.ca), à partir duquel elle a dirigé et aussi écrit L’état nomade. Essais sur les liens entre création et voyage, qui sortira aux éditions L’Instant même en 2021.

Partenaires : conférence présentée en collaboration avec la plateforme Web SYMPOÏÉTIQUES de Hexagram, et la Chaire de recherche du Canada Médiane.

Prochaine conférence : La table ronde Le désordre des choses, le 12 novembre, en soirée.

Affiche_conf_Cisneros_Robien

LE DÉSORDRE DES CHOSES. TABLE RONDE AVEC EDITH BRUNETTE, STÉPHANE MARTELLY ET THÉRÈSE ST-GELAIS

Le désordre des choses. L’art et l’épreuve du politique

Une conversation entre Edith Brunette, Stéphane Martelly et Thérèse St-Gelais en collaboration avec la revue Esse

jeudi 12 novembre 2020, de 18 h à 19 h, Tiohtià:ke | Montréal

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Mots-clés : identités racisées et représentation, pratiques critiques des institutions et s’affranchir des autorités.

L’objet et la forme de cette table ronde sont exceptionnels au Programme ICI. L’objet est le livre Le désordre des choses. L’art et l’épreuve du politique et la forme est une conversation autour de ce livre. Edith Brunette, Stéphane Martelly et Thérèse St-Gelais s’entretiendront sur les trois grands thèmes de la publication : « Identités racisées et représentation », « Pratiques critiques des institutions » et « S’affranchir des autorités ».

Le Désordre des choses, prolongement d’une exposition éponyme à la Galerie de l’UQAM, trace plusieurs voies de discussions qui s’inscrivent dans une actualité où les polarisations sont encore vives. Les invitées en aborderont les permutations, les nuances dans un contexte d’échanges et de réflexions.

Sylvette Babin, directrice de la revue Esse, introduira la rencontre avec un bref portrait des Éditions Esse et de leurs mandats d’éditeurs de livres. Le public est encouragé de s’entretenir avec les invitées par clavardage dans la chaîne YouTube lors d’une période de questions à la fin de la conférence. L’ouvrage est disponible sur esse.ca.


Directrice de la revue Esse, Sylvette Babin a pratiqué l’art de la performance tout en poursuivant parallèlement ses activités d’éditrice, d’autrice et de commissaire. Elle a également enseigné en Art et Théâtre Urbain au Collège Shawinigan et en Arts visuels et médiatiques au Cégep de Saint-Hyacinthe.

Artiste, autrice et chercheuse, Edith Brunette s’intéresse aux discours et autres modes d’engagement qui forgent l’espace politique – notamment dans le champ de l’art. Récipiendaire d’une bourse de la Fondation Pierre Elliott Trudeau et de la bourse Joseph-Armand-Bombardier au Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), elle est doctorante en études politiques à l’Université d’Ottawa où elle mène une recherche portant sur les conceptions de la liberté et l’engagement politique des artistes.

Stéphane Martelly est professeure adjointe en création littéraire à l’Université de Sherbrooke, écrivaine, peintre et chercheuse. Par une approche transdisciplinaire confrontant théorie, réflexion critique et création, elle poursuit une démarche réflexive sur la littérature haïtienne contemporaine, la création, les marginalités littéraires ainsi que les limites de l’interprétation.

Thérèse St-Gelais est professeure titulaire au département d’histoire de l’art où elle enseigne l’histoire de l’art contemporain et l’apport des femmes à l’histoire de l’art et directrice de l’Institut de recherches et d’études féministes à l’Université du Québec à Montréal.

Partenaires : Esse et Galerie de l’UQAM

Hiver 2020

KATJA DAVAR ET MICHEL BOULANGER

Le paysage : visualisation alternative

Commissaire : Simone Scholten

Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM, Local J-7120, situé au 7e étage
405,
rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Présentée en collaboration avec la Galerie de l’UQAM et le Goethe Institut

La conférence se tiendra en anglais avec traduction ponctuelle en français.

Mots-clés : dessin vectoriel, agriculture industrielle, illustration schématique, exploration terrestre

Images : Katja Davar, Possible Gardens, 2018. Vue de l’installation, Kornhausgalerie Weingarten, 2019.
Michel Boulanger, Obsolète, tête de puits, 2019, acrylique et marqueur à la gouache sur toile. Avec l’aimable autorisation des artistes.

Le Programme ICI est ravi d’accueillir pour cette première conférence de l’année 2020 les artistes Katja Davar et Michel Boulanger dans le cadre de leur exposition These Rooms of Earth and Stones présentée à la Galerie de l’UQAM.

Au cœur de la pratique de Katja Davar se trouve un terrain hétéroclite dans lequel se rencontrent le dessin, son environnement ainsi que son imaginaire. Mettant en jeu les multiples dimensions du dessin et des représentation terrestres, Katja Davar schématise son univers afin d’amener le spectateur à découvrir d’autres réalités jusqu’alors imperceptibles. Soucieuse de mettre en lumière le caractère sensible des évènements et enjeux de notre époque, l’artiste s’exprime minutieusement à travers différents supports.

Chez Michel Boulanger, le dessin constitue le point central d’une démarche multidisciplinaire qui, tout en demeurant très attachée au travail de la main, intègre les technologies numériques et prolonge l’image dessinée dans l’espace, l’objet et le temps. Son travail de création s’intéresse aux transformations du paysage par le déploiement des technologies, notamment en agriculture industrielle. En rupture avec les représentations stéréotypées du monde rural, ses œuvres soulignent l’étrangeté des paysages marqués par une industrialisation croissante.

Katja Davar (Londres, 1968) vit et travaille à Cologne. Bien que formée initialement à la peinture, elle se tourne vers le dessin et l’installation. Sa pratique jouit d’une réception critique positive, recevant ainsi, en 2013, le prestigieux prix Cool Silicon Saxony Art Award. Elle participe depuis plus de vingt ans à des expositions de groupe à l’international et ses œuvres rejoignent celles des collections renommées. Depuis 2012, elle enseigne le dessin à l’Université des sciences appliquées de Mayence (Hochschule Mainz, Allemagne). Cette année, elle présentera Electric Spinning Gaze au Kunstverein Heilbronn en Allemagne.

Artiste québécois (Montmagny, 1959), Michel Boulanger travaille et réside à Montréal. Après l’obtention de sa maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec (Montréal, 1992), il collabore à plusieurs expositions à travers les Amériques et l’Europe. Le Musée d’art contemporain de Montréal expose son travail en 2004. Professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, il fonde avec Gisèle Trudel et Thomas Corriveau le Grupmuv, laboratoire de recherche-création dédié au dessin et à l’image du mouvement en 2008.

Née en 1969, Simone Scholten vit en Allemagne. Elle est historienne de l’art, commissaire et critique d’art. Commissaire au Kunstmuseum Mülheim/Ruhr, elle a été conservatrice et responsable du cabinet graphique de la Galerie der Stadt Backnang et de l’IFA Galerie Bonn.

NICOLAS REEVES

POINT D.ORIGINE À CHAMBORD : Les échos harmoniques d’un rêve de pierre

Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM, Local J-7120, situé au 7e étage
405,
rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

Mots-clés : architecture, cosmologie, harmonie, musique spectrale

La conférence se tiendra en français.

Partenaires : LIBAN : BitsToAtoms, Beyrouth. FRANCE : CESR (Centre d’Études Supérieures de la Renaissance); Université de Tours; Programme iPat (Intelligence des Patrimoines); Région Centre-Val de Loire; Dispositif pour la Création Artistique Multimédia et Numérique (DICRéAM). CANADA : École de Design de l’UQAM; Lab INIT Robots; École de Technologie Supérieure; MIST Lab; Polytechnique Montréal; Conseil des Arts du Canada; Conseil de Recherches en Sciences Humaines du Canada.

Image : G.Crédoz, BitsToAtoms

Le Programme ICI est heureux d’accueillir Nicolas Reeves, chercheur-créateur à l’École de Design de l’UQAM. Architecte et physicien de formation, il a travaillé au sein de l’atelier Philippe Madec (Paris) ainsi qu’au cabinet d’architecture de Jacques Rousseau (Montréal). Collaborant avec des artistes de différents domaines, des laboratoires universitaires internationaux en robotique et vie artificielle, il s’est engagé dans un projet de recherche sur l’analyse formelle des réseaux urbains dits « sans adressage préalable ».

Pour cette conférence, il reviendra sur sa pratique artistique et plus particulièrement sur son installation interactive présentée au château de Chambord, à l’automne 2019. À l’occasion du cinq centième anniversaire du château du Val de Loire, Nicolas Reeves et ses équipes se sont intéressés à transposer en temps réel son architecture en musique, par l’entremise d’un objet mathématique appelé « harmonique sphérique ». S’appuyant sur l’idée, soutenue par de très nombreuses observations et analogies, que toute architecture et toute musique constituent des échos cosmologiques, le projet se présente comme une interprétation contemporaine des cosmologies apparues en Grèce il y a plus de 2500 ans et qui ont déterminé les modèles du monde jusqu’à la fin de la Renaissance.

Nicolas Reeves (1957), formé en architecture et en physique, est diplômé du prestigieux Massachusetts Institute of Technology. Professeur à l’École de Design de l’UQAM, il est membre fondateur de l’Institut Hexagram, vice-président de la Société des Arts Technologiques (1998-2018) et dirige le laboratoire de design NXI Gestatio depuis 1995. Sa pratique s’illustre par la dialectique poétique des sciences et des technologies. Lauréat de plusieurs prix et bourses, il présente ses travaux à travers les continents et plusieurs de ses œuvres suscitent un véritable retentissement médiatique (la Harpe à Nuages, Aérostabiles, entre autres).

ELISE VIGNERON

Matières animées, dramaturgie visuelle

Série Tête à Tête

Entrée libre

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM, Local J-6180, situé au 6e étage
405,
rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

La conférence se tiendra en français.

Partenaires : École Supérieure de Théâtre, UQAM. Consulat général de France à Québec, Institut français, Festival de Casteliers.

Image : Anywhere, Théâtre de l’Entrouvert / Photo : Vincent Beaume

La série Tête à Tête du Programme ICI met en valeur les pratiques des enseignant.es de la Faculté des arts de l’UQAM. Dans ce cadre, nous sommes heureux de recevoir Dinaïg Stall en conversation avec Elise Vigneron, à l’occasion de la venue de celle-ci à Montréal pour le Festival de Casteliers où elle présentera Anywhere, les 7 et 8 mars prochains.

Metteuse en scène, marionnettiste et plasticienne, Elise Vigneron fonde en 2009 la compagnie Théâtre de l’Entrouvert qui, par l’entremêlement des disciplines, soutient une vision contemporaine des arts de la marionnette tout en s’inspirant de ses origines animistes. Ses créations sont l’illustration d’un langage plastique qui s’adresse aux sens et à l’inconscient des spectateurs, l’invitant alors à vivre une expérience intime et commune. C’est par la présence des matériaux et des scénographies éphémères, des corps et des figures, des vibrations sonores et des mots dessinés, que le regard du spectateur se trouble, l’amenant à repenser le monde dans un rapport sensible à ce qui l’entoure.

Elise Vigneron se forme d’abord aux arts plastiques, au cirque, puis aux arts de la marionnette à l’École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette (ENSAM) de Charleville-Mézières. De 2005 à 2011, elle collabore avec la compagnie de théâtre d’ombres « Le Théâtre de Nuit », le chorégraphe Gang Peng et la marionnettiste Aurélie Hubeau. En 2009, elle crée le solo TRAVERSÉES qui pose la première pierre à la création de sa compagnie. Elle met en scène les spectacles IMPERMANENCE, ANYWHERE et L’ENFANT et co-créée avec la danseuse Anne Nguyen « Axis Mundi » dans le cadre de « Vive le Sujet ! », programmation SACD, Festival d’Avignon 2019. Elle enseigne depuis 2017 à l’Université de Lettres d’Aix en Provence. En 2019 elle est lauréate du Prix Création / Expérimentation délivré par l’Institut International de la Marionnette.

Dinaïg Stall est metteuse en scène, marionnettiste, professeure et coordinatrice du DESS en théâtre de marionnettes contemporain à l’Université du Québec à Montréal. Issue de l’ESNAM, elle a été directrice artistique de la compagnie Le Bruit du frigo pendant 11 ans. Elle y a œuvré à titre d’interprète, de constructrice et de metteuse en scène et a également travaillé avec d’autres artistes (Johanny Bert, Jaime Lorca, Céline Garnavault). Depuis son arrivée au Québec en 2014, elle a collaboré avec plusieurs créatrices (Sarianne Cormier, Marie-Eve Huot, Marie-Christine Lé-Huu), et mené des projets de recherche création avec la musicologue Catrina Flint (Vanier College) et le professeur Mark Sussman (Concordia University). Elle est membre du groupe de recherches PRint – Pratiques interartistiques & scènes contemporaines, de l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) et du Réseau québécois en études féministes (RéQEF).