Programmation courante

Hiver 2026

Mariano Ramis

Lundi 9 mars 2026
de 12 h 45 à 13 h 45

Tiohtià:ke | Moonyiang | Montréal

Local J-1450, situé au 1er étage,
Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4
Métro Berri-UQAM. Entrée libre

Plus de détails à venir.

Automne 2025

Michèle Magema

Jeudi 25 septembre 2025
de 12 h 45 à 13 h 45

Tiohtià:ke | Moonyiang | Montréal

Local J-6180, situé au 6e étage,
Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4
Métro Berri-UQAM. Entrée libre

Là où les cicatrices se mettent à chanter

Image : Michèle Magema, Tisseuse de fils entre marge et périphérie, je marche sur une ligne verte, là où les souvenirs murmurent aux paysages, 2025, Installation mixte. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

L’équipe du Programme ICI est fière de recevoir Michèle Magema, artiste et professeure à l’École des arts visuels et médiatiques, pour cette première conférence de l’automne 2025 intitulée Là où les cicatrices se mettent à chanter.

Pour cette présentation, Michèle Magema a choisi de créer un espace d’investigation intime des mémoires coloniales en mobilisant les textes de poètes et écrivain(e)s afrodescendants Amélia Néné, Sony Labou Tansi, René Depestre, et d’autres. L’artiste croise littérature et approches performatives pour dévoiler son histoire intime de femme artiste qui interroge la survivance des récits et des corps dans les espaces diasporiques et postcoloniaux.

Elle met en tension ses œuvres : dessins, photographies, extraits vidéos et images d’archives retravaillées, avec une histoire collective fracturée par l’héritage du système colonial.  

L’artiste utilise une approche performative féministe pour transformer un espace donné en une expérience esthétique et politique. Loin d’être une simple restitution artistique, elle active une réflexion sur les cicatrices visibles et invisibles qui traversent les territoires intérieurs et extérieurs de nos corps. L’ensemble propose une immersion sensible où se conjuguent poésie, critique et esthétique, affirmant la place de l’art contemporain comme outil de mémoire et de résistance.

Michèle Magema est une artiste visuelle franco-congolaise. Née en 1977 à Kinshasa, elle a vécu en France jusqu’en 2022. Aujourd’hui elle vit et travaille à Montréal. Formée à l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy, ses œuvres s’expriment à travers le dessin, la performance, la photographie et l’installation. Par le biais de son corps, elle interroge les liens entre mémoire coloniale, archive et transmission orale, tout en abordant les enjeux des féminismes intersectionnels liés à l’identité, le tout dans une perspective décoloniale et critique.

Active sur la scène internationale, elle a exposé au Brooklyn Museum à New York, au Centre Pompidou à Paris, à la Hayward Gallery à Londres, au Mori Museum au Japon, entre autres.  Elle a reçu le premier prix de la Biennale de Dakar en 2004 pour son œuvre Oyé Oyé. Ses œuvres font partie de plusieurs collections : la Fondation Sindika Dokolo (Angola), l’AfricaMuseum (Belgique), le FRAC Centre-Val de Loire (France), le Musée Rietberg (Suisse), la Fondation Attijariwafa bank (Maroc). Elle est professeure à l’École des arts visuels et médiatiques (UQAM) et y poursuit actuellement son Doctorat en études et pratiques des arts. Cofondatrice de l’espace USANII (France), elle mène aussi des projets de commissariat d’exposition.

Soutien   École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) • Fonds Daigneault-Schofield — Programme ICI

Avertissement  Les personnes présentes dans le public pourraient apparaitre dans la captation de cette conférence.

David Altmejd

Mercredi 5 novembre 2025
de 17 h 30 à 19 h

Tiohtià:ke | Moonyiang | Montréal

Local J-1450,
Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4
Métro Berri-UQAM. Entrée libre, places limitées

La tête enceinte

Le 5 novembre, la Galerie de l’UQAM et le Programme ICI accueillent David Altmejd pour une présentation intitulée La tête enceinte. Artiste majeur de la scène contemporaine internationale ayant débuté sa formation à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Altmejd est reconnu pour ses sculptures où se conjuguent science-fiction, magie, biologie et métamorphoses.

Il abordera sa conception de l’art comme une technologie capable de donner forme à l’invisible, tout en suggérant que c’est peut-être l’invisible en soi qui, à travers cette technologie, cherche à s’incarner. En ce sens, ses œuvres ne sont pas simplement des objets finis, mais des entités en devenir, dans lesquelles les processus de croissance, de décomposition, de transformation restent perceptibles.

Né à Montréal en 1974, David Altmejd vit et travaille à Los Angeles. Diplômé en arts visuels de l’UQAM et de la Columbia University, il est un des artistes québécois les plus reconnus de sa génération, tant au Canada qu’à l’international. En 2007, l’artiste représente le Canada à la Biennale de Venise sous le commissariat de Louise Déry. Depuis, David Altmejd a exposé dans les institutions les plus prestigieuses du monde.

Ses œuvres font partie de nombreuses collections privées et publiques, notamment celles de l’UQAM, du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée des beaux-arts de l’Ontario, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Solomon R. Guggenheim Museum (New York), du Whitney Museum of American Art (New York), du Los Angeles Museum of Contemporary Art, des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique et du Musée d’art moderne Grand-Duc Jean (Luxembourg). David Altmejd a remporté le Prix Sobey pour les arts en 2009 et a été fait Compagnon de l’Ordre des arts et des lettres du Québec en 2015. Il est représenté par les galeries Xavier Hufkens (Bruxelles), White Cube (Londres et New York) et David Kordansky (Los Angeles).

Soutien   École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) • Fonds Daigneault-Schofield — Programme ICI • Galerie de l’UQAM

Crédit photo David Altmejd, Trickster (détail), 2019. © David Altmejd 

Philippe Rekacewicz

Jeudi 13 novembre 2025
de 12 h 45 à 13 h 45

Tiohtià:ke | Moonyiang | Montréal

Local J-6180, situé au 6e étage,
Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4
Métro Berri-UQAM. Entrée libre

Comment les musées sont tombés amoureux des cartes : art et cartographie, un lien sensible, complice et effervescent

La cartographie est un champ disciplinaire qui emprunte à une multitude de domaines qui se croisent et éventuellement se complètent : géographie, économie, géopolitique, mais aussi philosophie, sociologie ou encore anthropologie. Par ailleurs, la cartographie est depuis longtemps tiraillée entre le monde de l’art et celui de la science… Elle puise indistinctement dans l’un et dans l’autre : une carte mobilise des données qu’il faut traiter de manière scientifique, mais elle sollicite les moyens de l’art, la « science » des formes, des couleurs et des mouvements. Le matériau, la matière première qui sert à fabriquer la carte, doit être abordé avec la rigueur de la science et une sensibilité artistique et esthétique. Les cartes produisent ainsi une vision du monde, non pas tel qu’il est dans un réel supposé, mais tel que nous le comprenons et l’interprétons, ou même, en considérant notre imaginaire, tel que nous aimerions qu’il soit.

Philippe Rekacewicz, né en novembre 1960 à Paris, est géographe, cartographe et information designer. Il achève ses études de géographie à l’université de Paris I (Panthéon-Sorbonne) et devient — de 1988 à 2014 — un collaborateur permanent du Monde diplomatique. Il a parallèlement dirigé, de 1996 à 2008, une unité cartographique — délocalisée en Norvège — du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), le GRID-Arendal.

Il travaille actuellement sur plusieurs projets sociogéographiques (utilisation concurrentielle et production de l’espace public/privé, perception et représentation des frontières) et s’intéresse aux relations qui unissent la cartographie avec l’art, la science et la politique (apports de l’art dans la production). Il conduit en outre une recherche sur la sémiologie graphique et « les écritures cartographiques en prolongement », c’est-à-dire l’émergence de la cartographie radicale (ou critique, ou encore expérimentale et sensible). Il participe à de nombreux projets carto-artistiques et « d’art politique ». Depuis 2021, il est chercheur associé rattaché au département des sciences sociales de l’université de Wageningen aux Pays-Bas.

Soutien   École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) • Fonds Daigneault-Schofield — Programme ICI • MÉDIANE. Chaire de recherche du Canada en arts, écotechnologies de pratique et changements climatiques

Crédit photo Le mur de la recherche, galerie 0047, Oslo (2012) 

Le programme ICI propose également une redécouverte de ses archives et vous présente une sélection de conférences, de 2022 à 2011 (par ordre chronologique inversé), mettant de l’avant des valeurs d’équité, de diversité et d’inclusion.